Flash Inf’EAU

Dans No 7 - Août 2021. par

Pourquoi économiser l’eau potable ?

L’eau est une ressource précieuse. Précieuse parce qu’elle est nécessaire à la vie et rare. Ce n’est pas pour rien qu’elle est appelée l’or bleu. Il est donc de notre devoir de la protéger.
Ce Flash Inf’EAU abordera l’économie d’eau potable en deux points :
• Les enjeux de la surconsommation de l’eau potable;
• Prendre conscience de son EMPREINTE BLEUE et comment la réduire.

État de la situation : tirons ça « eau claire » !

Si l’eau paraît couler en abondance sur Terre et au Québec, la réalité est tout autre. Il faut savoir que sur l’ensemble de l’eau présente sur la planète, seulement 1 % est douce ET disponible pour répondre à la demande de la population mondiale. De ce 1 %, le Québec a le privilège d’en avoir 3 % sur son territoire. Partant des cours d’eau et des puits municipaux, ce sont 4,4 milliards de litres d’eau potable qui parcourent chaque jour l’ensemble des réseaux de distribution du Québec pour entrer dans les maisons ou fuir par les brèches involontaires. Avec une consommation moyenne de 530 L par personne par jour (2017), le Québec trône comme le deuxième plus grand consommateur au monde, distribuant 24 % plus d’eau qu’au Canada et 49 % plus d’eau qu’en Ontario. Au même titre que la moitié des municipalités québécoises, les municipalités gaspésiennes ont une consommation résidentielle bien supérieure à la moyenne québécoise avec 453 L /pers./jr comparativement à 268 L/pers./jr (2018).
Cette surconsommation a d’ailleurs été relevée dans le Plan directeur de l’eau élaboré par le CENG (2016). Cet outil stratégique met en lumière plusieurs problématiques sur le territoire nord gaspésien dont l’approvisionnement en eau potable qui y figure en tant qu’enjeu prioritaire. Cette problématique a également été désignée comme étant prioritaire par la Table de concertation en 2019.
Au nord de la Gaspésie, la disponibilité de l’eau potable peut être affectée par les sécheresses et les étiages sévères, la surconsommation et les pertes dans les réseaux municipaux. Des inquiétudes quant aux prélèvements par certaines industries sont aussi relevées.

Conséquences de la surexploitation de la ressource en eau

La surexploitation de l’eau potable a des conséquences non négligeables sur l’économie et l’environnement. C’est un fardeau financier pour les municipalités et les consommateurs.
Elle engendre une augmentation des coûts de production et de distribution de l’eau potable et de traitement des eaux usées. En cas de pénurie d’eau, les citoyens doivent aussi assumer des coûts supplémentaires d’approvisionnement en eau.


Environnement

La surconsommation de l’eau exerce aussi une pression importante sur les écosystèmes, abaissant la nappe phréatique et le niveau des cours d’eau et détériorant la qualité de l’eau et des habitats aquatiques.
Considérant que des étiages plus importants sont prévus au nord de la Gaspésie, la surconsommation d’eau pourrait éventuellement engendrer des pénuries d’eau potable et des impacts sur l’habitat et la faune aquatiques.
Le Québec a intérêt à protéger ses ressources en eau. Pour y parvenir, tant les citoyens que les institutions, commerces, industries et municipalités doivent coopérer pour réduire leur consommation d’eau. Chacun à son échelle a son rôle à jouer dans la protection de la ressource en adoptant de bonnes pratiques d’économie d’eau potable.
Le but de l’EMPREINTE BLEUE est de prendre conscience de l’omniprésence de l’eau dans nos vies quotidiennes pour s’ajuster et réduire son utilisation. Il suffit maintenant de repenser nos habitudes de consommation pour être au coeur de la protection de cette précieuse ressource.

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