Petite mission deviendra grande..!

Dans No 10 - Novembre-Décembre 2020. par

Je suis missionnaire laïc au diocèse de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et à ce titre, j’effectue des missions dans mon diocèse et à l’étranger.

Mes missions en Haïti sont essentiellement orientées vers le développement durable et l’aide aux enfants. Je ne participe pas à de méga projets, mais plutôt à des projets qui sont à la portée des gens, à échelle humaine. De petits projets en communauté, dont je peux voir le début et la fin… ou même la continuité.

En janvier dernier, je me suis rendu à l’orphelinat Notre-Dame de Lourdes à Port-au-Prince en Haïti. J’en étais à ma 18e mission dans ce pays où règne la pauvreté, la sous-alimentation et la sous-scolarisation. Haïti est assurément le pays le plus déstructuré et le plus déconcertant de l’hémisphère nord et ce, à tous les points de vue. À l’intérieur de ce foyer, il y a une centaine d’enfants, pour la plupart orphelins depuis le tremblement de terre de 2010, dont plusieurs ont gardé des réminiscences de ce séisme tellement dévastateur.

J’avais pour objectif d’initier une personne à l’environnement haïtien et de réaliser un projet expérimental d’un jardin maraîcher et de former des jeunes pour s’en occuper. Ce projet a fonctionné au-delà de nos espérances.

J’avais préalablement envoyé des boîtes de nourriture au foyer en décembre 2019 par cargo. Ces boîtes contenaient essentiellement des denrées sèches lesquelles viendront varier le quotidien des enfants composé presque essentiellement de riz avec des pois noirs. En tout, 13 grosses boîtes contenant : différentes variétés de pâtes, des caisses de sauce tomates, du riz de première qualité, du beurre d’arachides, des conserves de poissons, de ragoût, de viandes, de fruits, etc. J’ai évidemment rajouté quelques petites gâteries.

Imaginez la joie de ces enfants en voyant tous ces nouveaux produits qui sont à notre portée quotidiennement, mais auxquels ils n’ont jamais goûté. Je vois leurs sourires radieux sur les photos et je pense à leur prochain repas. C’est vrai que c’est un petit geste, mais un geste qui a rendu heureux une centaine d’enfants orphelins.

Il y a eu beaucoup de routes parcourues et de poussières soulevées depuis 2006. Il y a eu la chaleur, les moustiques et parfois la peur. Mais il y a eu aussi des centaines de poignées de main, des échanges fraternels, des couchers en montagnes et surtout, des ribambelles de frimousses rieuses autour de moi qui comblaient ma journée à chaque fois.

Oui tout est possible en Haïti… pourvu que chacun y mette de l’amour !.

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

*