Travail de Milieu : Parler cannabis

Dans No 04 - Juin 2019. par

Savoir discuter avec son ado

Tiré de la brochure cité en titre
1. LES RISQUES / Pourquoi le cannabis est-il dangereux pour les adolescents?
Le cannabis au volant
Il est illégal de conduire sous l’effet du cannabis. La conduite avec facultés affaiblies par la drogue entraîne les mêmes sanctions que la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool.
Conduire après avoir consommé du cannabis augmente les risques d’accident. Pourtant, bien des jeunes prennent quand même le volant après avoir fumé du pot. Parmi les jeunes qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 27,8% de ceux âgés entre 16 et 19 ans et 43,1% de ceux entre 20 et 24 ans ont avoué avoir conduit en-dedans de 2 heures suivant leur consommation.
Plusieurs jeunes vont être passagers d’un véhicule dont le conducteur a consommé du cannabis. 40,9% des jeunes entre 16 et 19 ans et 55,6% de ceux entre 20 et 24 avouent avoir été passagers
d’un véhicule dont le conduc-
teur avait consommé du cannabis en-dedans des 2 heures précédentes.
En 2017, les jeunes ayant participé à une étude qualitative d’une enquête menée par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances ont avoué croire que la conduite sous l’influence de cannabis était plus sécure ou moins à risque que la conduite sous l’influence de l’alcool. Cette croyance vient en partie du fait que les jeunes n’associent pas les sensations d’être «gelés» (calmes, joyeux et relaxes) aux comportements à risque reliés à la conduite sous l’influence de l’alcool.
La consommation de cannabis affecte la prise de décision, l’attention, la coordination et le jugement. Ce sont tous des facteurs susceptibles d’influencer grandement la capacité à conduire.
Quatre conducteurs sur dix mortellement blessés ayant consommé du cannabis avant la collision étaient âgés entre 16 et 24 ans.
Le point de vue d’un médecin
« À titre de psychiatre spécialisé dans le traitement de personnes atteintes de dépendance et de maladie mentale, nous voyons un nombre croissant de jeunes de 17 à 25 ans dans notre établissement psychiatrique qui sont atteints de psychoses et de troubles de l’humeur dans le contexte d’une consommation importante et persistante de marijuana. Malheureusement, nous constatons le tort causé par la consommation de marijuana chez les jeunes et chez les personnes qui ont une maladie mentale préexistante. La meilleure stratégie consiste en premier lieu à éviter le développement d’un problème de consommation de marijuana les risques sont élevés et les parents devraient connaître les options de traitement disponibles au cas où les enfants en auraient besoin. »— Dr Tony George, Toxicomanies, Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)

 

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