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Dans No 7 - Septembre 2018. par

Le syndrome crépusculaire (ou syndrome des états crépusculaires)
Puisque nous entrons dans la période de l’année où les jours raccourcissent et où le soir « tombe » tôt, il est important que je vous parle du syndrome crépusculaire. Si vous constatez, chez la personne que vous accompagnez, une période d’agitation à la tombée du jour, sachez que cette personne vit le syndrome crépusculaire pendant lequel on peut observer plus spécifiquement de la désorientation, de la méfiance, de la colère, de l’errance et surtout, de l’anxiété. Elle peut même entendre et voir des choses qui n’existent pas ! Le déclin de la lumière peut causer des ombres, ce qui engendre souvent de la confusion, de la peur ou de l’anxiété.

Causes possibles :

  • La personne est épuisée en fin de journée (mentalement et physiquement)
  • Elle s’ennuie, dort beaucoup pendant la journée et manque de routine
  • Elle veut rentrer à la maison (si elle est en hébergement)
  • Elle est désorientée
  • Elle confond le jour et la nuit

Stratégies :

  • N’encouragez pas les siestes en journée ou réduisez leur durée
  • Mettre à l’horaire des activités de relaxation au moment où l’agitation se produit habituellement
  • Réduire les sucreries et éliminer le café en soirée
  • Assurez un éclairage adéquat pour aider à identifier les objets et les personnes
  • Lorsque la fin de l’après-midi approche, allumez la lumière et les lampes
  • Fermez les rideaux pour réduire les ombres
  • Donnez-lui des objets réconfortants comme son oreiller ou sa couverture préférée
  • Organisez des activités quotidiennes régulières
  • Rassurez la personne et rappelez-lui des souvenirs pour la distraire
  • Faire jouer sa musique préférée ou des bruits des vagues, des chants d’oiseaux (attention à la surstimulation)
  • Prodiguer un toucher apaisant, calmant (tenir la main, masser la main)
  • Établir un programme d’exercice le matin pour réduire l’agitation l’après-midi.
  • Axer votre intervention sur le sentiment d’utilité (la personne met la table pour le souper)
  • Favoriser la stimulation sensorielle (toucher des tissus, choses à sentir)

Certaines études suggèrent la luminothérapie : une lumière vive le matin (entre 9 h 30 et 11 h 30) réduirait significativement l’agitation pendant la soirée ; d’autres études suggèrent que l’exposition à la lumière vive se fasse entre 19 h et 21 h.

Le plus important, c’est l’approche personnalisée !

Et les résultats peuvent ne pas être immédiats, c’est normal !

À ne pas faire :  Demander au médecin de prescrire un médicament pour calmer : la personne dormirait pendant une grande partie de la journée et il y aurait également risque de chute.
** Sources : Alzheimer Canada et P. Landreville, R. Rousseau, J. Vézina & P. Voyer (Symptômes comportementaux et psychologiques de la démence/2005).

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