Événement annuel régional du Pôle d’économie sociale GÎM

Dans Octobre 2017. par

Une belle collaboration avec la communauté micmaque

Le Pôle d’économie sociale Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, en collaboration avec la communauté autochtone, a accueilli 66 participants lors des Journées de l’économie sociale. Sous le thème « Inspirer-Transmettre-Entreprendre », cet événement régional annuel s’est tenu les 5 et 6 octobre derniers à Gesgapegiag et Carleton-sur-Mer.

Parmi les moments-clés de l’événement, notons la conférence « Prospérité économique et création d’emploi : une question d’autodétermination », donnée par le directeur général du Chantier de l’économie sociale, Jean-Martin Aussant. Les participants ont aussi démontré beaucoup d’intérêt pour la conférence « Sainte-Camille : faire autrement pour déjouer les pronostics de déclin démographique en adoptant l’approche de l’économie résidentielle », offerte par Claude Larose, ex-maire de Sainte-Camille. « Les gens ont également beaucoup apprécié notre collaboration avec la communauté micmaque », souligne la directrice régionale du Pôle, Geneviève Gagné. Nous avons fait des visites d’initiatives inspirantes du territoire comme la coopérative artisanale, la Lobster Hut, l’atelier de fabrication artisanale de paniers de Stephen Jerome et l’église. » Tenu à Saint-Omer en marge de l’événement, le 5 à 7 citoyen avec Jean-Martin Aussant a quant à lui attiré une trentaine de personnes. 

Économie sociale : combattre les préjugés

Lors de sa conférence, M. Aussant a souligné l’importance de rééquilibrer le rôle et la place des piliers privé, gouvernemental et collectif, à la base de toute société, mais aussi de combattre les préjugés concernant l’économie sociale. « L’entrepreneuriat collectif, c’est du développement économique en bonne et due forme, avec une gouvernance démocratique qui génère un fort sentiment d’appartenance et une intelligence collective. » M. Aussant a aussi rappelé qu’avec plus de 7000 entreprises d’économie sociale employant environ 200 000 personnes, le Québec est un leader mondial de l’économie collective. Selon lui, cet atout a d’ailleurs permis au Québec de mieux traverser la crise économique de 2008.

« L’économie sociale est rentable collectivement », fait-il valoir. Toutefois, déplore-t-il, pour la réalisation d’un projet, « on va souvent au plus bas soumissionnaire sans égard aux impacts sociaux et environnementaux. Les facteurs économiques, sociaux et environnementaux sont pourtant trois aspects dont il faut tenir compte pour des raisons de survie et de paix sociale. » Par ailleurs, M. Aussant a souligné la pertinence de Gesgapegiag comme lieu pour tenir l’événement puisque l’économie sociale est une façon naturelle pour les Premières Nations de faire de l’économie. 

À propos de l’économie sociale

Plutôt que de réduire l’économie à une simple polarisation entre le secteur privé traditionnel et le secteur gouvernemental, l’économie sociale reconnaît également la contribution d’un entrepreneuriat collectif dynamique, animé par des initiatives citoyennes, géré par la société civile et garant des intérêts des communautés. Tout en visant la rentabilité, elle place la personne avant la maximisation des profits. L’économie sociale représente ainsi l’un des piliers du développement économique, social et culturel au même titre que le secteur privé ou l’État. 

Quels que soient les secteurs d’activités, le défi pour le mouvement de l’entrepreneuriat collectif demeure le même : assurer, dans un contexte de mondialisation des marchés, le rôle actif des collectivités sur l’utilisation des ressources et les façons de répondre à leurs besoins.

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