Commémoration de la grève de Murdochville de 1957

Dans Mai 2017. par

 À l’occasion du 60e anniversaire de la grève historique de Murdochville de 1957, la population de la Gaspésie et des îles de la Madeleine est invitée à commémorer cet évènement lors d’un grand rassemblement qui aura lieu à Murdochville le samedi 27 mai prochain.

La population pourra échanger avec les invités présents ainsi qu’avec les travailleurs et leur famille qui ont livré cette bataille historique. Seront entre autres de l’évènement l’historien Jean-Marie Thibeault, la mairesse de Murdochville Délisca Ritchie-Roussy,le directeur québécois du syndicat des Métallos, Alain Croteau, le représentant de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) du Bas-Saint-Laurent – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, Alain Harrisson, et le président de la Société nationale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (SNGIM), Marcel Landry.

La fête aura lieu à la salle communautaire de Murdochville. Pour connaître les détails du programme, vous pouvez contacter la Ville de Murdochville au 418 784-2536.

« Cette commémoration se veut avant tout un hommage aux travailleurs et travailleuses et à leur famille qui ont fait la grève et manifesté pour le respect de leurs droits. Nous avons le devoir de nous rappeler ce conflit qui a marqué la société québécoise et le monde du travail », ont rappelé Alain Harrisson et Marcel Landry.

Il faut rappeler que ce conflit a duré sept mois, a fait deux morts chez les grévistes et a été marqué par de nombreux affrontements entre les grévistes, les briseurs de grève et les fiers-à-bras de la compagnie. Finalement, ce n’est qu’en 1965 que les Métallos obtiendront la reconnaissance syndicale. Pendant le conflit, la Noranda a pu poursuivre sa production grâce à l’embauche de près de 800 briseurs de grève. Après la grève, la Noranda va réembaucher seulement 200 des 1000 grévistes.

Fondée 1996, la SNGIM a pour mission de promouvoir l’unité de la nation québécoise, la langue française, stimuler la fierté d’appartenir à la nation québécoise, et de favoriser l’établissement et le maintien de relations harmonieuses avec les autres pays et peuples du monde.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Réagissez à cet article