Hommage à une femme de coeur!

Dans No 08 - Octobre 2016. par

Vous connaissez Marie-Berthe ? Aujourd’hui, à l’aube de sa retraite, je vais vous dévoiler quelques secrets que Marie-Berthe a toujours si bien gardés…

Au début des années’60, Marie-Berthe allait à l’école du P’tit Bonheur, autrefois appelée École Centrale ou Marie de l’Incarnation. Cette année-là, il y avait assez d’élèves pour deux classes de 7e année. Dans son cœur de jeune adolescente, Marie-Berthe voulait être dans ma classe. Pourquoi ? Je ne le sais pas encore ! Je portais, ce matin-là, à l’entrée des élèves, un chemisier blanc et une jupe rouge. Lors de l’appel des groupes, Marie-Berthe se retrouve dans mon groupe. J’ai toujours pensé que ma jupe et mon chemisier l’attiraient. Il n’y a pas si, longtemps, elle m’a rappelé ce que je portais ce matin-là. Savait-elle qu’éventuellement je deviendrais sa voisine en bas de la côte ? Quoiqu’on en pense, quoiqu’on en dise, je fus son professeur de 7e année, secondaire 1 et secondaire 2.

Élève modèle, studieuse et ambitieuse, Marie-Berthe me demandait pour rester après la classe, pour laver les tableaux, et profitait d’être seule avec moi ; elle demandait certaines explications non comprises dans la journée. Tout un privilège ! Déjà, Marie-Berthe se payait des heures supplémentaires, et ce, toujours dans le but de réussir. Alors, ce n’est pas surprenant de la voir assez tôt ou assez tard au CAB et même le dimanche !

Le 30 octobre 1965, soit le 29 plus précisément, elle a le privilège de venir chez mes parents après la classe, voir mes cadeaux de noces et ma robe… je me mariais le lendemain à 11 h.

Marie-Berthe termine son secondaire à Grande-Vallée et va poursuivre ses études pour être enseignante. J’ai toujours cru lui en avoir donné le goût. Elle revient à l’école primaire en stage. Je suis là, avec elle. On partage des expériences. Aujourd’hui, on appelle ça, être mentor. Nous nous côtoyons ensuite comme enseignantes.

Nos routes se séparent… Marie-Berthe tombe en amour… Marie-Berthe s’en va à Petite-Vallée…

Mariage prévu… 30 octobre… Coudonc, Marie-Berthe ! Tu te maries la même date que moi ! Elle m’a répondu, il n’y a pas si longtemps, « je ne l’ai pas fait exprès… »

Les années passent. Marie-Berthe maman… une fille et puis un garçon… Ses enfants arrivent à l’école. Marie-Berthe vient chercher les bulletins ; elle assiste à certaines rencontres parents-professeurs. Je suis souvent sur sa route, surtout à l’école.

Et la vie continue ! Je la vois souvent venir chez sa mère et son père. Je suis là, sa voisine. Olivier est bien chum avec mon garçon, et aussi du même âge.

Un poste s’ouvre au CAB au départ de Diane. Marie-Berthe postule et obtient le poste de directrice générale. Quelle recrue pour le CAB ! « Une vraie perle » disent les gens.

Je suis encore là, au CA du CAB, depuis plusieurs années et Marie-Berthe, c’est mon boss ; elle dirige ce que j’ai à faire. En plus, nous devenons catéchètes en paroisse pour quelques années.

Pour rappeler des souvenirs et te rendre hommage, il me faudrait encore bien des mots et plusieurs phrases. Alors, Marie-Berthe, pour ton implication positive, pour ta vision sereine, pour ta chaleur humaine, pour ton amitié, pour ton rayonnement dans le milieu, pour ta joie de vivre, pour la richesse de ton savoir-faire, nous te disons merci et te souhaitons une belle et longue retraite.

Lorsqu’on te demandera ou dira « que vas-tu faire maintenant ? », tu répondras « je veux être épouse, mère et grand-mère à temps plein et peut-être avoir le temps de prendre le temps d’être bénévole ! ».

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