Mot du président

Dans No 06 - Aout 2016. par

MICHEL
Le chemin du bénévolat

Nouvel amour obligeant, ma première incursion à Grande-Vallée remonte à décembre 1977. J’en ai que d’excellents souvenirs malgré la rudesse de l’hiver, l’étroitesse des pleins du temps, la fougue de la mer, les côtes vertigineuses et les croches à 25 km ! Toute la belle-famille a accueilli très chaleureusement cet étrange de Montréalais. Ce fut aussi mon coup de foudre pour ce village. Comment ne pas être admiratif devant la beauté du patelin et de son arrière-pays connu sous le nom de colonie, la mer, la rivière, les petits quais des pêcheurs, les montagnes, le bois, la faune, la flore et j’en passe. Et que dire des villageois qui s’empressent de te demander « Quand vous vous installez ? ». Et toi de leur répondre : « Pas tout de suite, peut-être à la retraite ».

On enjambe les années, puis arrive la fameuse retraite. Toujours attirés par la beauté et la richesse naturelle et anthropique de Grande-Vallée, on quitte Laval en mars 2011 et on s’installe en permanence dans la colonie. Question de connaître plus rapidement nos concitoyens, de faciliter notre intégration et de participer au développement et à la vitalité sociale de notre nouveau milieu de vie, on s’implique dans divers comités et organismes. Force est de constater qu’on nous attendait à bras ouverts puisque plusieurs organismes souffraient, et souffrent encore, d’un manque flagrant de bénévoles. Pour moi, faire du bénévolat, c’est l’art de donner de son temps et de partager son expertise, pour le mieux-être de notre collectivité, sans rien attendre en retour.

À l’approche de mes 65 ans, je me questionne sur des touts et des riens et plus je réfléchis, plus je me requestionne. Serait-ce le fameux petit coup de vieux ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi plusieurs associations, clubs ou autres organismes locaux recherchent tout le temps des bénévoles ? Pourquoi certains événements n’ont plus lieu ? Pourquoi ce sont quasiment toujours les mêmes que l’on voit sur les comités ? Pourquoi une si faible implication personnelle de la part de nos concitoyen(ne)s ? Je comprends que nous sommes dans l’ère du « je », que plusieurs travaillent, que d’autres sont trop occupés, que certains croient ne pas faire l’affaire, que les vieux ont fait leur part, que… toutes les excuses sont bonnes. Vous vous confortez en vous disant sans doute « Oui, mais je participe aux activités ». Parfait, c’est bien correct et bien plaisant que vous participiez à une activité. Mais ça prend du monde pour la planifier, la structurer, l’organiser et la faire. Par manque de monde et d’aide, c’est peut-être pour ça que les bénévoles actuels s’épuisent et quittent en laissant les associations, clubs et organismes démunis pour opérer ou organiser quelconque activité.

Ça serait bien si on était un peu plus de monde dans certains comités pour livrer la marchandise. Chacun possède sa personnalité, ses connaissances et ses compétences et, j’en suis convaincu, chacun a la capacité de dédier quelques heures au bénévolat. Il n’y a rien de mieux que de s’impliquer dans NOS associations, clubs ou autres organismes locaux pour fraterniser, entretenir une vie sociale et communautaire active et aider à dynamiser notre milieu. Agissez maintenant et appelez donc les responsables de l’association, club ou organisme local de votre choix.

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