Règlement sur les eaux usées : les toilettes sèches écartées

Dans Juin 2016. par

À l’issue des consultations publiques sur le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées, l’entreprise Aliksir dévoile son mémoire et invite le gouvernement à faire une véritable ouverture pour la toilette à compost. En effet, dans sa forme actuelle, le règlement restreint inutilement l’usage des toilettes à compost et force sans justification l’usage d’équipement beaucoup plus coûteux.

« On nous a annoncé une ouverture aux toilettes sèches comme alternative aux installations septiques onéreuses, mais, concrètement, le règlement ne le permettra pas! Pourtant, la toilette est responsable de 95 % de la pollution nocive à l’eau. Le gouvernement doit permettre des solutions beaucoup plus économiques et écologiques », explique Mme Lucie B. Mainguy, présidente et cofondatrice d’Aliksir.

Rappelons que, pour de nombreux milieux du Québec, la toilette sèche est l’alternative idéale pour éviter les coûts indésirables liés à l’installation d’une fosse septique ou d’un réservoir à vidange périodique, en plus d’être plus écologique. Or, le projet de règlement rendra obligatoire l’installation d’un réservoir pour les eaux ménagères, même si la résidence est dotée d’une toilette sans eau. La capacité des installations septiques n’est même pas ajustée en conséquence. Concrètement, la solution des toilettes sèches est donc écartée.

Le mémoire complet présenté par Aliksir est disponible à l’adresse suivante : http://lorangebleue.biz/index.php/nouvelles/172-reglement-sur-les-eaux-usees-les-toilettes-seches-ecartees.

Fondée en 1988 et récipiendaire d’un prix Phénix de l’environnement, Aliksir est une entreprise fabriquant des huiles essentielles et ayant récemment mis au point un concept novateur de toilettes sèches utilisant ses résidus végétaux de production. 

En complément de ce communiqué que nous vous réacheminons aujourd’hui, nous vous transmettons des données québécoises et régionales qui démontrent l’ampleur du bénéfice potentiel dont le gouvernement privera les Québécois s’il n’ouvre pas la porte aux toilettes sèches dans le règlement actuellement à l’étude.

Voici donc l’estimation du nombre de résidences isolées au Québec et par région, donc susceptibles d’utiliser des toilettes sèches, réalisée pour le compte d’Aliksir sur la base de données gouvernementales.

Rappelons que l’installation de toilettes sèches peut représenter une économie de plusieurs milliers de dollars par rapport à l’installation de fosses septiques.

Estimation du nombre de résidences isolées au Québec en 2014

  • Le Québec 1 000 000
  • Bas-Saint-Laurent  25 000
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean 34 000
  • Capitale-Nationale 94 000
  • Mauricie 35 000
  •  Estrie 40 000
  • Outaouais 46 000
  • Abitibi-Témiscamingue 18 000
  • Côte-Nord 11 000
  • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 11 000
  • Chaudière-Appalaches 50 000
  • Laval 46 000
  • Lanaudière 56 000
  • Laurentides 69 000
  • Montérégie 177 000
  • Centre-du-Québec 29 000

L’estimation du nombre total pour le Québec provient du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques. La distribution régionale est tirée de la distribution régionale du nombre de ménages privés de l’Institut de la statistique du Québec. Nous avons retiré les régions de Montréal et du Nord-du-Québec, ce qui rend l’estimation plus conservatrice et qui fait en sorte que le total des régions n’équivaut pas nécessairement au total pour le Québec.

 

Source : Aliksir inc.

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