Forme Poétique de Survie Organisée

Dans No 01 - Février 2016. par

Des milliers de barquettes de polystyrène détournées des sites d’enfouissement… et une sculpture textile.

Depuis un an, vous avez été nombreux à participer à la cueillette de barquettes de polystyrène noir post-consommation. Je les découpais pour en faire des fibres à tisser avec des fils de coton noir, le tout sur un métier de 45 pouces. J’ai finalement tissé cinq grandes lisières de 12 pieds de longueur par 28 pouces de largeur.

C’est en continuité de ce chantier que le public était invité à une corvée d’assemblage le samedi 9 janvier dernier : « une sorte de happening où les participants m’ont aidée à bourrer chacune de ces lisières avec d’autres barquettes déchiquetées. Les lisières ont ensuite été cousues et assemblées pour donner une sorte de barque primitive. » Ce jour d’assemblage collectif fut très important et marquait un moment fort avec les gens de la communauté. Je tiens d’ailleurs ici à remercier toutes les personnes et les partenaires qui de près ou de loin se sont impliqués dans le projet.

L’inspiration du projet

Le polystyrène prend 500 ans à se décomposer dans nos sites d’enfouissement et comme son transport coûte cher, sa collecte en vue du recyclage ne se fait pas en Gaspésie comme dans plusieurs régions. Par ce projet, je souhaitais entre autres mener une réflexion sur ce qu’on laisse derrière nous. D’autre part, comme c’est un peu le cas actuellement, en 2014, les prix du pétrole étaient en baisse. J’avais lu dans un article qu’on laissait des surplus en attente d’acheteurs sur des navires appelés unités flottantes de production, de stockage et de déchargement (en anglais Floating Production, Storage and Offloading : FPSO). Je me suis approprié cet acronyme pour le renommer Forme Poétique de Survie Organisée.

Et la suite ?
Le projet FPSO sera exposé au Musée de la Gaspésie à Gaspé au cours de l’année 2016. Les dates seront annoncées prochainement.

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