Mot du président – Michel Lambert

Dans No 09 - Novembre 2015. par

Finances, quand  tu nous tiens (2)

MICHELVoici l’allocution prononcée lors de la soirée bénéfice organisée par Manuel Brault au profit du Journal.

Bonsoir à tous, quelle belle première partie! C’est sûr qu’on en a brassé de vieux souvenirs. Au-delà d’un dernier salut à notre salle paroissiale, vous vous demandez sans doute pourquoi faire une soirée bénéfice au profit du Journal. Que se passe-t-il au juste?

Le journal communautaire Le Phare, c’est bien plus qu’un simple organisme à but non lucratif qui publie un journal local pour diffuser des nouvelles et des informations touchant les différentes activités du secteur l’Estran. C’est aussi une entreprise de services de proximité qui offre différents services à la population, aux commerces, aux organismes et aux institutions du milieu. Ce n’est pas l’ouvrage qui manque. Pour livrer tout ça, ça prend des bras, des équipements et des sous.

Côté bras, on a notre incontournable et avenant coordonnateur Jacques-Noël Minville. Quoiqu’il fasse déjà beaucoup plus d’heures qu’il en est réellement payé, imaginez un seul instant les conséquences et les répercussions si jamais nous étions dans l’incapacité de le rémunérer. Devant une telle éventualité, nous serions alors obligés de couper dans notre offre de services et nos heures d’ouverture. Cette décision entraînerait inévitablement un vide dans les services offerts à la communauté et une diminution de clientèle, donc moins de revenus et fort probablement plus de pertes. Manuel dit qu’il a eu un léger pincement au cœur vis-à-vis la disparition certaine de la salle paroissiale. Moi j’ai un grand pincement au cœur vis-à-vis la disparition potentielle du Journal. Mais soyons positifs, on trouvera bien une solution pour le sauver. Merci Jacques-Noël d’y croire encore et de tenir le phare, sans jeu de mots.

Côté équipements, disons qu’on n’a pas à se plaindre, mais toujours faut-il avoir les moyens de les payer. Comme bien d’autres organismes sans but lucratif, nous manquons largement de financement. Les décisions et les politiques d’investissement des autorités, autant provinciale que locale, nous frappent de plein fouet. Pour l’ensemble de nos activités, nous recevons une subvention qui représente à peine 1 $ par copie distribuée du journal alors que nos coûts d’opération globaux sont de cinq à six fois plus élevés.

Côté gestion, nous ne sommes que trois administrateurs. Il y a de la place pour deux autres personnes. Afin de bien couvrir tout le secteur l’Estran, nous aimerions bien recruter un représentant de Madeleine et un de Cloridorme. Si l’aventure vous intéresse, appelez-nous.

Bon, j’ai maintenant fini mon plaidoyer. Manuel, au nom de toute la petite équipe du Journal, j’aimerais te remercier pour avoir organisé cette magnifique soirée bénéfice. Merci pour ta très grande générosité et merci de croire en l’avenir du Journal. Merci aussi à toutes les personnes qui ont travaillé de près ou de loin avec toi pour nous offrir un tel spectacle de qualité. J’ai bien hâte d’entendre la suite. Tu sais, en 1965, une certaine publicité disait : Québec sait faire! Ce soir, je te dis : Brault sait faire! Bravo!

Merci à tous de votre présence, merci de nous soutenir et de nous encourager en utilisant fréquemment nos différents services.

Bonne fin de soirée.

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