La Pénélope 2015: Hommage aux disparus

Dans No 06 - Août 2015. par

On dit qu’un village se bâtit au fil des mois et des années. Vous savez, beaucoup de soleils se sont levés au cap blanc pour se coucher sur la côte des Guillemette.

Un village se bâtit à grand coup de joie, mais aussi à grand coup d’épreuves et de nostalgies. Du bar à Ti-Rik Bouchard en haut de la côte du belvédère, en passant par l’auberge de la frégate, sans oublier les fameuses soirées de danse à la salle des fermières. Chacun de nous, ici, ce soir à un morceau de la frégate dans le cœur.

La belle Pointe-Frégate, se sont nos jeunes trop peu nombreux. Ce sont des adultes fiers qui jour après jour contribuent à faire avancer l’amour des régions. Ce sont nos aînés qui gardent nos souvenirs bien présents. Et l’âme d’un village, c’est aussi nos disparus qui ce soir nous voient réunis et nous sourient de là-haut.

Aux Émilien, Roger, Ti-bad, Ti-Luc, Cyris, Punaise, Félixine, Wilbrod, Stanislas, Ghislain et à tous ceux qui sont dans votre cœur partis trop tôt, je vous demande bien humblement avec une main sur le cœur d’avoir une pensée pour eux.

Certes nos disparus ont marqué l’histoire de notre village, mais notre histoire est aussi composée de plusieurs souvenirs et anecdotes qui font de notre village ce que nous sommes.

On pouvait entendre:

  • “T’as pas vu ça chez Ti-brod, y’ont reçu le dernier moto ski 440. Y’a des jeunesses qui vont s’énerver là cet hiver…”
  • “Je peux vous dire que ça jasait fort sur la galerie à Yvette avec un chips pis une liqueur achetés chez Ti-Noir… ça jase du dernier tournoi de mites de la brasserie 132… toujours les mêmes qui gagnent…”
  • On fait quoi à soir?… un feu sur le banc avec d’la morue sec pis d’la bière?… c’est ça être heureux chez nous… un milliard d’étoiles écoutant le bruit des vagues se casser sur la grève, juste pour moi Mélanie Mainville fille de Michel, fils d’Euloge et fière d’être Frégatienne… je vous aime…
Print Friendly, PDF & Email

Réagissez à cet article