Projet J’adopte un cours d’eau à l’école Esdras-Minville

Dans No 03 - Avril-Mai 2015. par

clicradieauEntrevue

Jeanne-Marie Desaulniers-Simon, membre du projet J ‘adopte un cours d’eau, a été interviewée en février dernier par Sara-Maude, Joanie et Kelly-Ann dans le cadre d’une série de chroniques de la Clic Radieau sur le thème de l’eau.

Question : Quel est le but du projet ?

Réponse : Le but du projet est de faire des analyses physicochimiques et prélever des macroinvertébrés* afin de déterminer la qualité de la rivière Grande-Vallée pour ensuite savoir si les poissons qui vivent dedans ont une bonne qualité de vie et tout le reste. Donc nous faisons des analyses et nous récoltons des échantillons de macroinvertébrés pour ensuite les amener dans notre classe et compiler les résultats.

Question :    Y a-t-il des animaux inconnus dans la rivière ?

Réponse : Des fois, nous ramassons des macroinvertébrés que je n’ai jamais vus et que parfois, le professeur est surpris aussi de trouver dans la rivière. “Normalement, les macroinvertébrés, ça ressemble pas mal à des petites larves… C’est quasiment cute”, nous dit Jeanne-Marie.

Question : Penses-tu que l’eau à Grande-Vallée est polluée ?

Réponse : Je crois qu’elle est un petit peu polluée, comme tous les cours d’eau. Des fois, nous trouvons plein de choses dans la rivière, tels que des déchets, du plastique, etc. Nous avons même trouvé une tondeuse l’autre fois, donc ce sont des exemples d’éléments qui font que le cours d’eau peut être affecté un jour ou l’autre. Je pense que le cours d’eau est, oui, pollué un peu. Même s’il est quand même très bien entretenu.

Question : Est-ce que vous avez des rôles à jouer dans ce projet ?

Réponse : En fait, c’est nous, les élèves, qui faisons les analyses sur le terrain, mais tout ça est dirigé par le professeur de sciences monsieur Dany Brousseau et le coordonnateur du projet, monsieur Thierry Ratté. En gros, le fait que ce soit des élèves qui font ces analyses est pour nous sensibiliser à moins polluer l’eau et le fait qu’on puisse toucher à ce matériel, qui est du matériel scientifique, c’est vraiment génial !

Question : Savez-vous qui a débuté ce projet, quand et pourquoi ?

Réponse : En fait, ce projet part d’une organisation qui s’appelle le Groupe d’éducation  et d’ écosurveillance de l’eau (G3E). Il y a plusieurs écoles au Québec qui font partie de ce projet-là et, nous, nous avons commencé ce projet en secondaire 1. Mais je ne pourrais pas vous dire l’origine du G3E, d’où ça part, en quelle année et pour quelle raison ! En gros, c’était sûrement pour sensibiliser les gens, surtout le fait que ce soit les jeunes qui participent ou tous les adultes qui touchent à ce projet.

Pour terminer, nous avons retenu que l’eau est un peu polluée, mais, si nous contribuons ensemble à sa propreté, nous pouvons l’améliorer. N’oubliez pas, chaque petit geste compte.
Mot du coordonnateur scientifique du projet J’adopte un cours d’eau.

Depuis maintenant quatre ans, j’ai le plaisir d’accompagner des élèves de l’école Esdras-Minville dans leur adoption de la rivière Grande-Vallée. Comme Jeanne-Marie l’a indiqué dans son entrevue, J’adopte un cours d’eau a été créé par le Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau, communément appelé le G3E, pour sensibiliser les jeunes à l’importance des cours d’eau. Cette organisation de Québec célèbre cette année ses 25 ans au service de l’éducation et de la protection des cours d’eau. De notre côté, le Conseil de l’eau du Nord de la Gaspésie est le coordonnateur régional de ce programme éducatif pour le nord de la péninsule. C’est donc moi qui assure l’accompagnement des écoles participantes dans cette démarche.

Concernant la rivière Grande-Vallée, les diverses données récoltées par les élèves au cours des dernières années tendent à montrer une bonne qualité de l’eau et un écosystème aquatique en santé. Ceci étant dit, cette situation n’est pas acquise et il est vrai que l’on retrouve encore plusieurs déchets dans la rivière; signe d’un certain niveau de pollution. Par conséquent, des efforts collectifs doivent être faits par notre communauté pour préserver la santé et la beauté de la rivière Grande-Vallée.

Thierry Ratté, biologiste, conseiller en environnement- conseil de l’eau du Nord de la Gaspésie.

*Macroinvertébrés : petits organismes sans colonne vertébrale et visibles à l’œil nu. Il peut s’agir entre autres de larves d’insectes, de vers, de crustacés et de mollusques

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