Cloridorme commémore le bicentenaire du naufrage de la Penelope

Dans No 03 - Avril-Mai 2015. par

Le 30 avril 1815, la frégate britannique Penelope, sombrait dans les eaux du fleuve Saint-Laurent au large du village de Pointe-à-la-Frégate. Pour souligner les 200 ans de ce tragique naufrage, la municipalité de Cloridorme organise un événement commémoratif, les 24, 25 et 26 juillet prochain. Les citoyennes et citoyens auront l’occasion de visiter entre autres, une exposition ayant pour thème « Sur les traces… de la Penelope » présentée sous la forme d’une rétrospective historique qui relate, à l’aide de photographies, d’un documentaire inédit et d’objets témoins, les circonstances entourant l’histoire de cette tragédie maritime. Le 30 avril 2015, jour anniversaire du bicentenaire du naufrage, une conférence de presse donna le coup d’envoi officiel des festivités commémoratives. Nous souhaitons offrir un programme mémorable et de découvertes et faire vivre à la communauté une expérience différente et enrichissante qui retrace l’un des chapitres de notre histoire locale qui a marqué l’imaginaire collectif au fil du temps.

De plus, pour les férus d’histoire maritime, un canon, vestige du bateau, a jadis été récupéré sur le lieu du naufrage et est présentement mis en valeur au Parc des Références en face de l’hôtel de ville. En novembre 2008, des chercheurs d’épaves professionnels ont retrouvé une étoile en bronze avec flèches à pointes évasées provenant du navire. De mémoire d’homme, l’histoire du naufrage du Penelope suscite toujours l’intérêt des passionnés d’histoire et de culture maritime qui, dans leur volonté de diffuser l’information, nous permettent de réaliser notre projet de commémoration.

Extraits appuyés par des faits historiques du naufrage de la Penelope

  • Transporteur de troupes : capacité de 200 à 300 hommes, construite en 1798
  • Commandant : James Galloway, décédé en 1846.
  • Lieutenants : A.J Barley et Benjamin Cooper.
  • Maître de bord : William Hannor.

La frégate britannique Penelope avait quitté le port de Spithead, en Grande-Bretagne, aux premiers jours du mois d’avril 1815. Le navire devait se rendre au Canada pour y ramener des soldats britanniques après la guerre contre Napoléon. Son capitaine était James Galloway, qui venait de remplacer monsieur Henry Blackwood. La frégate portait 36 canons.

Au cours de la nuit du 30 avril 1815, la Penelope s’approche d’une pointe de Gaspé au large de l’actuelle municipalité de Cloridorme. Le matin du 1er mai, la frégate est éventrée par des rochers à moitié submergés par les flots. L’équipage essaie de maîtriser l’inondation de la cale, mais en vain. Le capitaine donne alors l’ordre de descendre les canots de sauvetage. La frégate ouvre aussi le feu avec ces canons afin d’attirer l’attention des résidents, mais sans résultats.

Finalement, malgré tous les efforts entrepris, la Penelope coule et la plus grande partie des hommes périssent en mer. Les marins et les soldats rescapés sont conduits à Québec, ainsi que le capitaine Galloway qui se trouve parmi les survivants. Les données sur le nombre total de victimes ne sont pas conservées, mais on peut considérer qu’au moins 200 marins et soldats ont trouvé la mort dans ce naufrage. Le cap où eut lieu la tragédie a été nommé la Pointe-à-la-Frégate, en souvenir de cette catastrophe. Source : grandquebec.com

Rescapé du naufrage de la Penelope

En 1825, Jean Bond, qui doit bien faire les 60 ans, compte à ses côtés près de dix enfants, dont la plupart sont mariés. Sa fille Marie épouse le 25 septembre 1816 Jacques, alias James Scott, originaire d’Écosse selon la tradition familiale. Ce jeune homme, l’un des 47 rescapés du Penelope, un transporteur de troupes du gouvernement britannique qui s’est échoué à Pointe-à-la-Frégate dans la nuit du 30 avril 1815, est arrivé à Rivière-au-Renard depuis un an à peine. Il est probable aussi que James Scott ait été accompagné d’un parent (frère ou cousin), Daniel Scott, lequel épouse à peu près dans le même temps Élisabeth LeRhéa à Douglastown.

Référence tirée d’histoires de Rivière-au-Renard

Ce récit s’est avéré précieux pour retrouver les descendants, encore vivants, du naufrage du Penelope James Scott. La collaboration de ces personnes associées à l’anniversaire nous a permis, à l’aide d’un recueil de mémoire, fondé sur des faits historiques, d’appuyer notre recherche sur certains éléments de l’histoire de l’ancêtre originaire des familles Scott et survivant du Penelope.

La cloche de la frégate anglaise Penelope

En 1815, M. L’Abbé Demers, missionnaire sur la côte fit apporter à Douglastown une cloche de bateau trouvée sur le rivage à Pointe-à-Frégate. Elle provenait du naufrage d’une frégate au nom de Penelope, brisée à Pointe-à-la-Frégate.

Quand l’évêque de Québec visita Douglastown pour la seconde fois en 1819, on comptait alors 26 familles. C’est à cette occasion que Mgr Plessis reçut l’abjuration de Daniel Scott, protestant écossais, qui avait épousé Élisabeth LeRhea. Scott se trouvait sur la Penelope et la présence de ce poste anglais avait probablement attiré son attention de ce côté. L’évêque jugeant la chapelle trop petite pour subvenir aux besoins d’une population en accroissement décida qu’une autre chapelle un peu plus grande devait être construite sans tarder. En 1822, l’abbé Aubry, missionnaire stationné à Percé et responsable de la mission de Douglastown, écrivit à la population, insistant sur l’urgence de mettre les avis de l’évêque en pratique. Une petite église de 40 pieds par 30 remplaça la chapelle, et le site fut déplacé. On délaissa la grève et le lieu du nouveau temple se trouvait aux environs de l’église actuelle.

<

p style= »text-align: justify; »>La chapelle bénite de Mgr. Plessis lors de cette visite n’avait pas de cloche. Un hasard ou plutôt un naufrage, comme la chose se produisait souvent à l’époque, apporta une solution. Une frégate, la Pénélope se brisa sur la grève de Pointe-à-la-Frégate en 1815, et l’abbé Demers, missionnaire sur la côte, en profita pour recueillir la cloche sur le rivage et l’installa sur la chapelle. Source Douglastown, un rameau de la verte Érin en Gaspésie.

Print Friendly, PDF & Email

Réagissez à cet article