Bonne fête maman!

Dans No 02 - Mars 2015. par

Ça me fait plaisir de vous voir aussi nombreux pour souligner le 100e anniversaire de ma mère. J’ai écrit ces quelques mots pour vous présenter brièvement son parcours.

Elle est née à Rivière- au-Renard en 1915, dans une famille de 12 enfants. Son père se prénomme Félix Després et sa mère Lucie Béland. Gilberte devient orpheline de sa mère à l’âge de 12 ans.

Avec Yvonne, sa sœur, elle assure le bien-être de la famille.

À 18 ans, Gilberte se trouve du travail à Petite-Vallée chez mon oncle Amédée Béland. C’est là qu’elle apprendra beaucoup de choses qui lui seront utiles pour fonder une famille. Quelque temps après, c’est l’aventure de la grande ville. Elle part pour Montréal, travailler dans une maison privée comme « fille à gage ». Un an plus tard, elle décide de revenir à Petite-Vallée.  Comme elle est très belle, elle n’a aucune difficulté à se trouver un prétendant. C’est Romuald, mon père, qui gagne son cœur. Ils se marient en 1937 et par la suite se trouvent un petit coin tranquille dans la rivière Grande-Vallée.

Quand on dit tranquille, ça l’était : pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de téléphone. Mais beaucoup d’autres choses comme le calme, la rivière, le jardin… et les voisins. Ces voisins sur lesquels on comptait beaucoup en cas de difficultés.

Le premier grand « désennui » arrive dans leur foyer ; un garçon ! Par la suite, 6 autres enfants qui lui donneront 18 petits-enfants et 26 arrières-petits-enfants.

Dans la rivière Grande-Vallée, du jour au lendemain, la vie devient moins ennuyante quand on installe une broche qui permet de se parler à distance. Maman s’est tout de suite branchée. Une simple sonnerie et toutes les nouvelles de la colonie arrivent derrière la porte du salon ! C’était bien simple ; suffisait de décrocher tranquillement l’appareil pour que personne ne s’en aperçoive et le tour était joué !

Ma tante Irène, sa belle-sœur et voisine écoutaient beaucoup moins pour ne pas être obligée de s’en confesser… ! Ma tante aimait mieux prendre les nouvelles non pas sur Facebook, mais de Gilberte.

Que d’histoires dans cette maison, notre maison de la colonie ! J’en aurais pour des jours à vous en raconter…

Pour finir, j’aimerais tout simplement dire qu’avec peu de moyens, nos parents ont réussi à nous faire vivre une enfance très heureuse dans cette colonie.

Merci, maman, pour tout ce que tu nous as appris. Tout cet amour nous permet aujourd’hui de transmettre les vraies valeurs importantes à nos enfants et petits-enfants. Je te souhaite encore de belles années et continue de nous raconter tes histoires si passionnantes du passé.

Bonne fête, maman!

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