Le Cercle de Fermières vous informe… – Patricia Minville, communications

Dans No 01 - Février 2015. par

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Séance mensuelle du Cercle de Fermières ce jeudi 12 février 2015 à 16 heures. Portons du rouge, mangeons ensemble et continuons d’offrir le meilleur de soi-même dans un climat d’amitié et de solidarité.

Un peu d’histoire
L’année 2015 marquera le 100e anniversaire des Cercles de Fermières du Québec. C’est extraordinaire! Lorsque messieurs Alphonse Desilets et George Bouchard, agronomes de profession, ont eu l’idée de fonder le premier Cercle de Fermières à Chicoutimi, je suis certaine qu’ils n’ont pas imaginé que, 100 ans plus tard, il y aurait 650 Cercles au Québec, 2 au Nouveau-Brunswick et surtout que l’Association des CFQ serait aussi active.

Dès 1915, cinq Cercles voient le jour : Chicoutimi, Roberval, Champlain, Saint-Agapit et Plessisville, lesquels totalisent 240 membres. Quatre ans plus tard, en 1919, alors que se tient à Québec le premier Congrès général et l’élection du premier Conseil exécutif provincial (CEP), est élue première présidente madame J.-P. Gamache (Constance Walsh) de Pont-Rouge, comté de Portneuf. L’Association compte déjà 34 Cercles qui regroupent 1753 membres. On décide alors de créer le premier périodique officiel des CFQ : LA BONNE FERMIÈRE qui coûte 45 cents pour 4 numéros. En 1920 se tient la première exposition provinciale.

En 1922, au moment du deuxième Congrès général, les CFQ dénombrent 74 Cercles et plus de 5000 membres. Les Cercles se choisissent un drapeau et adoptent les premiers Statuts et règlements stipulant que les CFQ relèvent du ministère de l’Agriculture. Monsieur Alphonse Désilets en sera le premier directeur, appuyé de mademoiselle Anne-Marie Vaillancourt qui lui succédera en 1929 et se consacrera aux CFQ jusqu’à sa mort en 1953.

L’éclosion phénoménale des Cercles ne semble pas vouloir s’étioler. À preuve ; lors du troisième Congrès général en 1927, l’Association compte 111 Cercles regroupant 7000 membres. À partir de cette année-là, le comité exécutif des CFQ n’a plus de présidente et devient un comité consultatif du ministère de l’Agriculture. Cinquante Cercles exposent dans les magasins Dupuis.
Dans les années 1930, crise oblige, les membres des CFQ se servent des connaissances artisanales acquises au sein des Cercles pour faire du neuf avec du vieux. Mais elles mettent aussi leur créativité à contribution et donnent ainsi un nouvel essor à l’artisanat québécois. D’ailleurs, la conservation et la transmission du patrimoine artisanal constituent encore, avec l’amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille, la raison d’être des CFQ.

En 1940 alors que les Québécoises obtiennent le droit de vote s’enclenche une période déterminante pour les CFQ : l’organisation des Cercles en Fédérations. Il y a alors 713 Cercles et 28,000 membres. C’est alors que madame Willie Minville (Laurina Coulombe) devient la première Présidente de la Fédération 01 dont nous faisons partie.

En 1945, le clergé décide de former une association concurrente : « l’Union catholique des Fermières » pour seul objectif de mettre fin au CFQ. Quinze ans plus tard, l’association CFQ se réorganise pour donner la juste place aux femmes dans la société et se donne une nouvelle Présidente, soit madame Alfréda Desjardins. On compte alors 49,670 membres.
Les temps changent. L’association se réorganise donc et apprend à se servir de sa force de frappe pour donner leur juste place aux femmes dans une société ou tout reste encore à faire en matière de condition féminine. Dès 1960, le conseil général élu annuellement par les Présidentes des 23 Fédérations fait le suivi des affaires de l’association entre les Congrès.

Puis, progressivement, l’idée d’incorporer les CFQ et de doter l’association d’une charte bien à elle fait son chemin. C’est chose faite, le 22 mai 1968, l’État se désengage peu à peu financièrement et les CFQ deviennent l’une des premières associations féminines incorporées au Québec. Ce qui veut dire qu’à partir de ce moment, les CFQ se donnent comme mission d’améliorer les conditions de vie de la femme et de la famille. Et ce, chaque année, ils présentent des recommandations au gouvernement en ce sens . À suivre…

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