Parlons « Alzheimer »

Dans No 02 - Mars 2014. par

La communication

Communiquer, c’est partager de l’information, des idées, transmettre des messages et établir des contacts avec les autres. La communication suppose une interaction entre deux personnes (ou plus) et elle répond à un besoin fondamental chez tout être humain. Le mode premier de communication est le langage verbal, mais… la maladie d’Alzheimer a un profond effet sur le langage puisqu’elle affecte la parole, l’usage et la compréhension des mots. Comme la qualité de vie des personnes atteintes repose en grande partie sur leurs interactions et leurs relations avec les autres, la famille et les proches aidants doivent apprendre à maintenir le contact en usant de ces cinq indispensables outils : patience, compréhension, conviction, techniques et créativité.

Votre premier outil, la patience, vous permettra de ralentir, de prendre le temps d’écouter, de regarder, de répéter une phrase, d’attendre une réponse ; la patience vous permet d’observer, d’analyser, de faire des liens entre des évènements et des comportements ; la patience vous rend sensibles, développe vos « antennes » et vous permet de mieux comprendre…

Votre deuxième outil, la compréhension, suggère que plus votre connaissance de l’évolution de la maladie est grande, mieux vous vous adapterez aux petits et grands changements vécus par la personne atteinte ; ici, concernant la communication, vous devez savoir que plus la maladie progresse, plus le langage verbal comme moyen de communication devient inefficace…

Votre troisième outil, la conviction, vous oblige à entrer dans le fabuleux monde des émotions ; pour bien intervenir, vous devez être conscients et convaincus que vos propres sentiments et émotions, vos gestes, votre façon de toucher, le ton de votre voix, les expressions de votre visage, peuvent atteindre « l’intérieur » (coeur/émotions) de la personne atteinte ; si vous acceptez cette prémisse, vous voilà prêts à apprivoiser le plus grand et le plus fort mode de communication humaine : le langage non verbal…

Votre quatrième outil, les techniques, vous guide vers des solutions et des moyens expérimentés auprès des personnes atteintes d’Alzheimer ; par exemple, un bon contact visuel et physique, la démonstration par les gestes, l’absence de sources de distraction (télé, radio, etc.), la simplicité du message (questions auxquelles on répond par oui ou non), le ton et le rythme de la voix, la répétition de consignes en utilisant toujours les mêmes mots, et… prendre le temps d’attendre la réponse… sont autant de techniques éprouvées et faciles à utiliser qui permettent une meilleure communication.

Votre cinquième outil, la créativité, vous conseille d’utiliser votre imagination pour modifier, développer ou adapter toute forme de communication qui assurera un contact efficace et satisfaisant. S’il faut donner une consigne en chantant pour qu’elle soit exécutée calmement, faites-le !

Et justement, au-delà de la communication « fonctionnelle, quotidienne et émotive », il y a aussi la communication « ludique », axer sur le jeu et la détente : écouter de la musique, danser, faire la lecture, bricoler, coiffer, cuisiner, etc. sont également de magnifiques moyens d’entrer en contact, d’observer, de créer des liens et d’ajuster nos façons de communiquer.

Quotidiennement, nous apprenons davantage sur la maladie d’Alzheimer et les soins qui s’y rattachent. Toute cette information provient, en grande partie, de familles et proches aidants, comme vous, qui ont trouvé des solutions à leurs problèmes et en ont fait part à d’autres. MERCI ! Et bonne communication !

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