Réjean Bernier, artisan sculpteur de Grande-Vallée

Dans No 07 - Septembre 2013. par

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En amont de la Tournée des ateliers de Grande-Vallée, Petite-Vallée et Cloridorme, monsieur Réjean Bernier, artisan sculpteur de Grande-Vallée a accepté de répondre aux quelques questions de Katy Morin, animatrice à Radio-Gaspésie. Voici donc ce que monsieur Bernier souhaite partager avec la population.

Tout d’abord, monsieur Bernier a été initié à la sculpture par son père qui lui en a enseigné les rudiments. Puis, tout jeune il a commencé par assister son maître, à faire des petits bateaux et ensuite à travailler des œuvres de plus grande taille. Au fil du temps et de pratique, d’«essais – erreurs» l’artisan a développé son art et s’est fait connaître. Il a entre aussi sculpté les deux musiciens, appartenant au Village en chanson, installés à la halte touristique sur la route 132 (au haut de la Longue-Pointe) à Petite-Vallée.

La sculpture a été importante dans la vie de monsieur Bernier; n’ayant pas eu la chance d’aller à l’école et ne faisant pas usage de la parole pendant les premières années de sa vie, cette forme d’art était un moyen d’expression.

Encore aujourd’hui, le sculpteur reste actif et réalise des commandes de gens de la région, mais aussi des quatre coins du Québec, en plus d’accueillir les visiteurs chez lui. Il prend son inspiration notamment d’images qui vont et viennent dans sa tête, qu’elles proviennent de souvenirs réels, de portraits ou encore de source imaginative. Souvent, il fait des dessins de ces images, puis en choisit qu’il sculpte. Monsieur Bernier accueille touristes et gens de la région et a toujours chez lui un nombre suffisant d’œuvres pour que chacun y trouve son compte, que ce soit pour admirer ou bien trouver un cadeau.

Lorsqu’on lui demande ce qui est le plus difficile dans le métier, l’artisan répond que ce sont les désagréments causés par la poussière qui indisposent notamment ses yeux. S’ajoute à cela le changement des mœurs de la société. Les ventes ne sont pas aussi faciles qu’avant; il faut convaincre résidents et touristes que la qualité a un prix et aussi adapter son travail aux nouvelles réalités. Malgré tout, il adore son métier et aimerait que des jeunes s’y intéressent. Il lancerait comme message aux plus jeunes que sculpteur est un métier qui représente beaucoup de travail et de discipline, mais qui en vaut la peine et qui est gratifiant.

Merci à la participation de Katy Morin de Radio-Gaspésie.

Émilie LeBlanc Laberge, agente de développement culturel, CLD de La Côte-de-Gaspé

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