En route vers l’obtention du statut de paysage humanisé projeté

Dans No 07 - Septembre 2013. par

Le paysage humanisé :
un outil d’occupation et de vitalité du territoire

En 2011, par le biais du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), le gouvernement du Québec s’est doté de la Stratégie pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2011-2016. Pour concrétiser cette démarche, l’Assemblée nationale a par la suite adopté la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires au printemps 2012.

Selon l’article 3 du chapitre 1 de cette loi :

[…] « l’occupation et la vitalité des territoires » s’entend de la mise en valeur des potentiels de chaque territoire, dans une perspective de développement durable, résultant de l’engagement et du dynamisme de ses citoyens, des élus et des acteurs socio-économiques.

À la lecture de cette définition, un parallèle évident peut être mis en lumière entre ce concept de développement territorial et notre projet de paysage humanisé. En décortiquant celle-ci, on peut aisément démontrer comment le paysage humanisé constitue un outil d’occupation et de vitalité des territoires :

  • « Mise en valeur des potentiels de chaque territoire » : notre demande de reconnaissance et notre plan de conservation et de mise en valeur font état des richesses spécifiques de notre territoire et de leur potentiel de développement.
  • « Dans une perspective de développement durable » : par un paysage humanisé, nous visons une utilisation durable et raisonnée de nos différentes ressources naturelles, patrimoniales et paysagères.
  • « Résultant de l’engagement et du dynamisme de ses citoyens » : le paysage humanisé est une approche ascendante, ce qui implique que le développement de ce projet est issu des citoyens de notre milieu et non pas du gouvernement.
  • « Résultant de l’engagement et du dynamisme des élus » : la mise en place du projet est directement liée à la contribution de nos conseils municipaux. Ultimement, le statut sera octroyé à nos municipalités et non pas à Estran Paysage Humanisé.
  • « Résultant de l’engagement et du dynamisme des acteurs socio-économiques » : la table de concertation qui sera formée en lien avec le paysage humanisé vise la participation active de ces acteurs. Puisqu’il est question de continuer le développement de façon durable et concertée, les agents socio-économiques de notre milieu constituent des acteurs incontournables du projet.

Se doter d’un paysage humanisé, c’est se doter d’une plate-forme communautaire visant la structuration de nos actions collectives vers une occupation saine et efficace de notre territoire ainsi qu’une revitalisation de celui-ci. Ce n’est pas une mesure pour empêcher le développement de nos ressources. Au contraire, c’est adopter une vision globale de nos potentiels en vue d’optimiser notre qualité de vie en recourant aux riches et multiples potentiels de notre territoire.

Thierry Ratté, biologiste M.Sc., coordonnateur

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