Le projet « J’adopte la rivière Grande-Vallée »est de retour

Dans No 10 - Décembre 2012. par

Fort de sa certification de niveau « source » obtenue l’an passé ainsi que d’une mention spéciale liée à son effort de sensibilisation concernant l’importance d’une rivière en santé, le groupe d’élèves de l’école Esdras-Minville qui a amorcé ce projet l’an dernier revient à la charge cette année en comptant bien pousser l’expérience plus loin. Il va sans dire que le projet est accrocheur pour les élèves. En discutant avec eux du projet, on se rend compte qu’ils sont sensibilisés à l’importance de l’état de santé du cours d’eau qu’ils côtoient comme en font foi les citations suivantes : « les notions apprises comportent des aspects qui nous touchent au cours de notre vie », « le projet représente beaucoup pour moi, car il permet de vérifier si l’eau est saine pour que nous puissions pratiquer des sports comme la pêche et la baignade ». Les élèves perçoivent également des avantages pédagogiques liés au projet : « J’aime le projet. Il nous apprend plein de choses différentes que ce soit par rapport à la turbidité, aux coliformes, etc. », « cette activité nous fait sortir de la classe », « cela nous permet de développer autant nos aptitudes scientifiques que raisonnantes. Aussi, ça aide beaucoup à comprendre la science de l’eau et à découvrir nos potentiels scientifiques ».

Le 25 octobre dernier, le temps d’une demi-journée fraîche et ensoleillée, un tronçon de la rivière Grande-Vallée s’est donc métamorphosé en un véritable laboratoire naturel que les élèves se sont approprié avec rigueur.

Ceux-ci ont procédé cette année à la récolte de données sur deux sites d’échantillonnage au lieu d’un seul. Pour chacun des sites, comme ce fut le cas l’année dernière, les élèves ont d’abord récolté des données sur les caractéristiques physiques du cours d’eau et de ses rives telles que la température, la vitesse du courant, la végétation riveraine, la composition du lit de la rivière, la présence d’algues, etc. De plus, ils ont procédé de nouveau à l’échantillonnage des insectes peuplant le fond de la rivière.

Afin d’améliorer leur connaissance de l’état de santé de la rivière Grande-Vallée, les élèves ont ajouté cette année des analyses physico-chimiques et bactériologiques réalisées sur des échantillons d’eau prélevés dans chacun des sites. Les analyses physico-chimiques ont permis de mesurer des paramètres comme la turbidité*, le pH, la conductivité, la dureté et l’oxygène dans l’eau alors que les analyses bactériologiques ont permis de vérifier la présence de bactéries coliformes dans l’eau.

La cueillette plus exhaustive de données effectuée cet automne permettra aux élèves de produire au courant de l’hiver prochain un rapport plus complet et précis que celui de l’an dernier. De cette façon, il sera possible d’obtenir un indice plus fiable de la qualité de l’eau de la rivière et de cibler des actions concrètes afin de mieux protéger ce milieu naturel qui se la coule douce dans tout le village.

Encore une fois, un projet comme celui-ci implique l’apport précieux de plusieurs intervenants. Soulignons d’abord que le projet « J’adopte la rivière Grande-Vallée » émane d’une initiative nationale du Groupe d’Éducation et d’Écosurveillance de l’eau qui a élaboré tout le matériel pédagogique relatif aux projets « J’adopte un cours d’eau ». Du côté de l’école Esdras-Minville, la participation active de Dany Brousseau et Nathalie Lebreux (enseignants de sciences), de Marc-André Lachance (technicien en travaux pratiques) ainsi que de Stéphanie Côté pour l’accompagnement des élèves et la prise de photos, ont permis le bon déroulement de la sortie sur le terrain. Pour faciliter le soutien scientifique, Thierry Ratté, coordonnateur de l’organisme Estran Paysage Humanisé a également collaboré au projet. Nous tenons également à remercier l’équipe de Télé-Sourire pour avoir capté les élèves en pleine action, monsieur Nérée Côté et madame Andréa Coulombe ainsi que monsieur Serge Sainte-Marie pour avoir permis d’accéder à la rivière par leurs terrains et finalement, la Caisse populaire Desjardins Mer et montagnes pour leur soutien financier.

Une partie du groupe reçoit les dernières instructions avant de récolter des données concernant les caractéristiques physiques du site.

Deux élèves procèdent à l’analyse de l’oxygène dissous de l’eau de la rivière.

* teneur en troubles, en boues etc., d’un cours d’eau

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