Gens de mer, Gens de terre – Nicole Thibault

Dans No 10 - Décembre 2010. par

gens de mer

Ding! Dong! Ding! Dong! Parées de lumières scintillantes. Sonnent les cloches de Noël. Nouvelle agréable. Le peuple chante en chœur la naissance d’un enfant. Dehors. Soupire la bise. Des géants nus s’emmitouflent de poudre blanche. Leurs bras s’alourdissent de colliers éphémères. S’illuminent de feux follets arrondis de bisous mystérieux. Tangage festif. Sur une mer blanche de roulis roulant s’insinuent des rires complices parés de réjouissances endimanchées. Chemin d’la Colonie. Vivement. Une étoile scintille au-dessus d’une petite maison habitée de musique gaspésienne.

Les invités envahissent à petits pas cadencés le salon de la famille Richard. La Marie-Pier à Lucien et Nicole. Fait battre le cœur harmonique de son violon. Tournent. Tournent les gais lurons. Tapent du pied sur le Reel à Ti-Paul. La chaîne des dames sur le Reel à Lucien. Accompagnée de la guitare à maman Nicole. Le violon enjoué de la jeune musicienne. Danse. Danse. La valse des rubans. Tout l’monde balance et tout l’ monde swing avec la Belle Catherine. Mains jointes durant le Reel Saint-Anne.

Sept ans. Cachée dans l’escalier. La fillette écoute les broderies musicales du violon de Papi. Impressionnée. Marie-Pier a oui dire que son grand-père, monsieur Édouard Richard est un violoniste apprécié et reconnu tant au Québec qu’en Alberta. En Saskatchewan qu’à Seattle. Et… même en France.

Ravi de la curiosité de sa petite-fille, le grand-père lui enseigne les rudiments de base de l’instrument. Quatre cordes. Position des doigts. Archet. Table d’harmonie. Où sont les notes? Sol. Ré. La. Mi. Pas facile. Ouche! Écorchée. L’oreille de la brunette pleure d’impatience. Mais Marie-Pier est tenace. Passionnée. Sans cesse, elle frotte ardemment l’archet sur les cordes. Bonheur. Son premier morceau : Le Reel du lièvre. Et les autres pièces musicales s’enchaînent.

Son répertoire folklorique s’enrichit.

Sur les pas de son célèbre Papi, Marie-Pier s’affirme. Joue à la Fête de la Saint-Jean à Petite-Vallée. Au Centre socio-culturel de Grande-Vallée pour L’âge d’or et les Filles d’Isabelle. S’inscrit à une formation avec le violoniste professionnel André Brunet. Dans le cadre du 475e de Gaspé, elle impressionne au Festival de la gigue simple à Baptiste. N’oublions pas ses présences à Télé-Sourire.

La récompense! Fin juillet! Son premier disque compact. Treize pièces au violon, accompagnée à la guitare par sa mère Nicole Richard. Arrangements musicaux Jean-Maurice Lebreux.

La nuit bâille de fatigue. Tant pis. Eh! Ma grande sœur,  je veux qu’tu joues le Reel à Mamie pis le Reel à Papi! D’insister la cadette Sarah-Maude. Nous on est accros du Bonhomme pis la bonne femme… rigolent en catimini les cousins cousines.

Boustifaille. Chansons à répondre. Rigodons. Compétition de gigues au son du violon. Souriante. La douce étoile de la Fête se prête aux exigences enthousiastes des fêtards. Douce nuit de réjouissances orchestrée par une jeune musicienne de 15 ans.

J O Y E U X  N O Ë L  M A R I E – P I E R
QUE TON VIOLON SOIT TOUJOURS UNE SOURCE DE BONHEUR ET DE PARTAGE
AVEC TOUTES LES PERSONNES QUI TE SONT CHÈRES.

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