Présentation des Résultats

Dans No 02 - Mars 2010. par

Les résultats de son étude sur l’identification d’avenues de développement du milieu forestier

C’est le 8 février dernier que la firme Bisaillon, Roy, Fournier, par l’entremise de monsieur Raphaël Fournier, présentait les résultats de son étude sur l’identification d’avenues de développement du milieu forestier.

Cette étude, commandée par la municipalité de Grande-Vallée en juillet 2009, s’est étalée sur une période de cinq (5) mois, soit d’août à décembre 2009. La commande de cette étude a été motivée par un contexte forestier gaspésien particulièrement difficile dans les dernières années.

Bref rappel du contexte forestier

À l’été 2005, l’industrie forestière du Québec traverse une crise sans précédent. Malheureusement, la région ne fait pas exception, pas plus que le Groupe de Scieries G.D.S., dont deux usines sont établies à Grande-Vallée. Les raisons de cette crise sont nombreuses : conflit du bois d’œuvre avec les États-Unis, hausse de la valeur du dollar canadien, les coûts à la hausse de l’énergie et du carburant et la régression du marché de l’habitation au Canada et aux États-Unis.

Au courant de l’année 2006, la situation continue de se détériorer et les prix du bois d’œuvre atteignent un creux, se retrouvant au niveau de 1995. En octobre 2006, le portrait régional forestier est catastrophique. Les usines suivantes sont en arrêt de production : Groupe Lebel 2004 inc. de Cap-Chat, Scierie Pékan et Cèdre Chic-Chocs G.D.S. de Ste-Anne-des-Monts, Bois d’œuvre Cédrico inc. De La Martre, Bois Granval G.D.S. et Écoced G.D.S. de Grande-Vallée, l’usine G.D.S. de Grande-Rivière, l’Association coopérative forestière de St-Elzéar, Rosario Poirier inc. et les Entreprises Jean-Guy Bernard de St-Alphonse, Pabaced G.D.S. inc. de New-Richmond. Un minimum de 11 usines sont fermées pour des périodes indéterminées.

Le mandat confié à la firme Bisaillon, Roy, Fournier a comme objectif principal de cibler les avenues à emprunter pour assurer la création de nouveaux emplois en lien avec l’exploitation des ressources forestières du milieu. Un des moyens utilisés pour cibler ces avenues sera l’évaluation du potentiel de relance de l’usine de cèdre de Grande-Vallée, dans sa mission actuelle ou encore dans une nouvelle orientation. Un deuxième moyen sera l’identification d’idées novatrices de deuxième transformation de la matière ligneuse (cèdre et feuillus durs) pouvant être mise de l’avant à Grande-Vallée. La municipalité de Grande-Vallée désire, par cette étude, assurer la rétention et le développement de la main-d’œuvre forestière qualifiée sur son territoire.

Les conclusions de l’étude, telles que présentées par monsieur Fournier, sont les suivantes :

– La mise sur pied d’une usine de transformation du cèdre à Grande-Vallée représente l’opportunité de création d’emplois et de rétention de la main-d’œuvre qualifiée la plus prometteuse. La production serait axée sur le bois de sciage sur mesure et le lambris d’appui décoratif (bas mur). De plus, les résidus seraient traités pour créer trois nouveaux produits : des accessoires aromatiques, du bois d’allumage et du paillis de cèdre;

– Le projet est réalisable à des coûts raisonnables dans un contexte de développement industriel, soit moins de 500 000 $;

– La construction d’un nouveau bâtiment (type entrepôt métallique) serait nécessaire à la mise sur pied du projet;

– Il est possible de rentabiliser le projet, même dans un contexte forestier défavorable.

Monsieur Fournier a toutefois pris soin de mettre en garde les personnes présentes dont l’application de la deuxième version du Rapport Genest, s’il y a lieu, aura un impact significatif sur la faisabilité du projet.

L’ensemble des personnes présentes, dont plusieurs travailleurs du domaine forestier, ont bien accueilli les conclusions de cette étude

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