« Un pois lourd de conséquences! »

Dans No 08 - Octobre 2009. par

Prenez garde :
« Un pois lourd de conséquences! »

Je ne suis pas « La Belle au Bois dormant », mais plutôt « La Belle au Pois dormant ». Je me rends au C.L.S.C., le 28 octobre 2008 : gros contrat, sévère pneumonie. Hospitalisation le 29. On me garde cinq jours puis congé,longue convalescence jusqu’en décembre, malgré la toux, mal de gorge et respiration compliquée qui persiste.

Début février 2009, deuxième pneumonie : antibiotique sur antibiotique : aucun effet, aucune amélioration, une durée d’environ deux mois. Finalement, une médecin et son collègue décident de me faire subir une bronchoscopie au centre hospitalier de Rimouski. Appel téléphonique du C.L.S.C.; L’attente d’une admission a duré deux mois sans réponse. Deuxième requête le 8 juillet 2009. On me recevra le 26 août 2009. Entre-temps une décision formelle entre les deux centres, ça presse; on me reçoit le 6 août 2009 : préparations préliminaires et traitement d’inhalothérapie. Le 7 août 2009 : 2e TACO le matin, bronchoscopie l’après-midi. L’intervention débute difficilement. Un corps étranger s’est glissé quelque part; il faut le localiser et devinez quoi? Sur le TACO, on découvre un pois à soupe, cru, avalé comme tant d’autres, ayant pris la mauvaise direction et logé à l’intérieur d’un lobe du poumon droit. Selon le spécialiste, il y était depuis environ deux ans. La fameuse vague : prendre un pois à soupe le matin et le soir, moyen efficace pour combattre le cholestérol. Pourtant, je prends de bons médicaments prescrits par mon médecin de famille. Beaucoup de gens embarquent; « foutaise, folie » déclare mon médecin traitant et son équipe.

Après une heure et plus d’intervention, incapacité de le faire sortir; on le déloge un peu. Arrêt de l’intervention : antibiotique et cortisone pour 14 jours. Deuxième bronchoscopie le 21 août 2009. Difficulté persistante, le petit pois résiste toujours, on parle même de le casser et finalement avec tous les efforts fournis, ce petit pois finit par céder, bien accroché au tube qui le retire et enfin je le rejette.

Je peux vous affirmer que j’étais inquiète, c’était souffrant : respiration presque coupée à tout moment.

Donc pour ceux et celles qui comme moi ont cru à ce conseil utopique, s’il vous plaît cessez immédiatement. J’en suis la 7e victime à l’hôpital de Rimouski. Il ne faut plus que ça se reproduise. Je subirai une 3e bronchoscopie le 28 septembre 2009, exigé par le médecin pour un résultat final : poumon parfaitement rétabli. J’espère le mieux pour moi.

Et voici la preuve à l’appui : le petit pois dans le bocal et l’endroit sur la photo où il s’est logé à l’intérieur de mon poumon.

Et pour couronner le tout, mon chirurgien m’a qualifié du nom de : « La Dame au pois Le Sieur ». Mangez des pois, mais de grâce, faites-les cuire!

Voilà tout le ravage que ce vilain pois m’a causé. Veuillez me croire, ce n’est pas un conte de fée!

Bien vôtre, Cécile Plourde (Mme Francoeur pour les habitués)

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