Dynamisation rurale :conseil de l’Australie

Dans No 02 - Mars 2008. par

Selon l’un des grands spécialistes du développement rural en Australie, son pays tire d’importantes leçons des mêmes problèmes liés au déclin économique et démographique du monde rural que ceux qui touchent de nombreuses collectivités rurales du Canada. Peter Kenyon, directeur du Centre de développement des petites localités de l’Australie, a témoigné dans le cadre d’une étude d’un comité sénatorial sur la pauvreté et le déclin du monde rural. Il a déclaré que, d’après son expérience en Australie, les éléments clés de la dynamisation rurale sont les suivants :

• Les gens doivent accepter que certains des anciens moteurs économiques sont en panne. Pour de nombreuses localités et villages, « l’avenir n’est plus ce qu’il était », a-t-il déclaré. Ces collectivités doivent se réinventer.

• Les résidants doivent prendre les devants pour assurer l’avenir de leur collectivité. « Cessez d’attendre l’arrivée du messie », a-t-il recommandé.

• « Faites preuve de créativité et de dynamisme dans la recherche de la diversification économique, et déployez des efforts pour attirer des personnes de 25 à 35 ans. C’est à ces âges que les gens achètent une maison, fondent une famille et démarrent des entreprises », a-t-il déclaré.

• Il faut développer l’esprit d’entreprise et les compétences en leadership au sein de la collectivité, en commençant par les élèves des écoles primaires et secondaires.

M. Kenyon a témoigné par liaison vidéo depuis Perth, en Australie, devant le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts, qui prépare un important rapport sur la pauvreté et le déclin du monde rural au Canada.

Des résultats « spectaculaires » sont possibles selon un spécialiste du développement rural. Des spécialistes de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont recommandé à un comité sénatorial qui étudie la pauvreté et le déclin du monde rural au Canada d’éviter les « échecs classiques » du passé sur le plan de la politique rurale et d’adopter plutôt à l’égard du développement rural une nouvelle approche qui a donné des résultats « spectaculaires » dans des pays comme l’Écosse.

Le chef du Développement rural de l’OCDE, Nicola Crosta, a fait valoir qu’il n’existe pas d’approche universelle qui vaut pour le développement rural, mais qu’il y a des leçons à tirer des réussites d’autres pays.

Premièrement, le développement rural n’est pas nécessairement synonyme de développement agricole. Ensuite, il est plus indiqué d’investir dans les forces concurrentielles d’une région plutôt que d’indemniser ses faiblesses. Enfin, les investissements stratégiques sont généralement préférables à des subventions globales.

M. Crosta a déclaré que les Hautes-Terres et les îles écossaises offrent un « exemple spectaculaire » de dynamisation rurale. Accusant autrefois du retard sur le plan économique, ces régions sont devenues des « sources de croissance et de développement nationales », a-t-il précisé. M. Crosta a témoigné devant le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts qui prépare un important rapport sur la pauvreté et le déclin du monde rural.

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