GDS tarde à présenter un plan de redressement

Dans No 06 - Août 2007. par

Le contexte difficile de l’industrie du bois d’œuvre ralentit le dépôt du plan de restructuration du Groupe GDS. C’est une des raisons données par la direction pour expliquer la 9e prolongation qui la garde sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, au moins jusqu’à la fin septembre.

Le Groupe GDS a obtenu un autre sursis, au grand dam de ses créanciers qui attendent de se faire rembourser depuis maintenant un an. Mais pourquoi la forestière n’a-t-elle pas encore déposé son plan de restructuration à la Cour?

Première explication de la direction: quatre usines du Bas-St-Laurent sont sur le point ou sont déjà vendues. Quant à la transformation du cèdre, GDS est toujours en pourparlers avec des investisseurs intéressés aux installations de Grande-Vallée et Ste-Anne-des-Monts.

Si les usines ne sont pas totalement vendues, c’est qu’on est en attente actuellement de transferts de contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier. Mais oui il y en a plusieurs, qu’on est à vendre, qu’on a vendu ou qui restent à vendre dans le prochain mois,” explique la porte-parole du Groupe GDS, Chantale Caron.

Tout de même depuis un an, le Groupe GDS est obligé, selon la loi, de payer l’ensemble de ses sous-contractants. Mais pour plusieurs des petits créanciers qui font encore affaires avec GDS, il est difficile de joindre les deux bouts et d’obtenir davantage de crédit auprès de leur institution financière.

La semaine dernière, des transporteurs nous confiaient qu’ils ne pourraient pas tenir encore longtemps. Pour ces créanciers, la direction a cette réponse.

C’est peut-être un peu plus long que ce qu’on avait prévu, mais ce n’est pas facile actuellement de vendre des usines alors qu’on connaît la situation du marché en général de l’industrie forestière et la problématique qu’on vit. Donc je vous dirais qu’on donne notre 100 pour cent pour vendre ces actifs-là, mais il faut s’acharner, assure madame Caron.
En un an, le Groupe GDS a fait passer sa dette de 93 à 75 millions de dollars.

Il a été impossible d’avoir l’avis du ministre des Ressources naturelles Claude Béchard. A son cabinet lundi après-midi, on le disait impossible à joindre. Joint finalement mardi matin, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard refuse de commenter la situation du Groupe GDS.
Même si la direction du Groupe GDS dit ne pas vouloir encore étirer la sauce bien longtemps, on n’exclue pas l’idée de demander une autre prolongation à la Cour supérieure, le 30 septembre prochain.

Source : Martin Toulgoat, CHAU-TV

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