Le gouvernement du Québec annonce un soutien financier de 30 000 $­­ à la protection des écosystèmes et des paysages de l’Estran en Gaspésie

Dans No 02 - Mars 2006. par

Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et leader adjoint du gouvernement, M. Thomas J. Mulcair, et la ministre des Affaires municipales et des Régions et ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles -de-la-Madeleine, madame Nathalie Normandeau, annoncent l’octroi d’une aide financière de 30 000 $­­ à l’organisme Estran-Agenda 21 en Gaspésie pour soutenir une initiative de conservation visant la protection des écosystèmes et des paysages de l’estran. De ce montant, 20 000 $­­ seront voués au développement d’outils de planification à la conservation qui permettront notamment l’identification de sites prioritaires pour la conservation et 10 000 $­­ serviront à soutenir une démarche de sensibilisation auprès de la population afin de l’aider à s’impliquer davantage dans la protection des écosystèmes et des paysages de leur région et dans la prise de décision concernant l’aménagement du territoire. Ce projet touche quatre municipalités, soit Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Grande-Vallée, Petite-Vallée et Cloridorme. « Cette initiative de conservation favorisera l’acquisition de connaissances sur les écosystèmes de cette région qui permettront d’établir les priorités de conservation pour la protection de ces milieux naturels abritant une flore et une faune diversifiées et abondantes, tant maritimes que terrestres. La région visée par le projet recèle au moins 14 espèces floristiques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables, dont la dryoptère fougère-mâle et l’astragale austral, ainsi qu’une espèce faunique désignée vulnérable, soit l’aigle royal », a souligné le ministre Mulcair.  Le territoire couvert par le projet présente une diversité floristique et faunique élevée ainsi que des érablières situées à la limite nord de leur aire de distribution au Québec. La présence de ces érablières constitue un intérêt écologique particulier. Un estuaire immense, des marées importantes et une terre ferme au relief prononcé confèrent un intérêt paysager à cette région où se côtoient par ailleurs champs en friche, terres cultivées, marais, prairies naturelles, dunes, tourbières, rivières, lacs et étangs.  « L’engagement du gouvernement du Québec dans cette initiative de conservation permettra de consolider les actions déjà entreprises dans cette région et d’impliquer les populations locales et régionales dans la prise de décision concernant l’aménagement de leur territoire », a pour sa part déclaré la ministre Normandeau.  Cette initiative de conservation s’inscrit dans le cadre du Programme de conservation du patrimoine naturel en milieu privé – Volet 1 mis en place par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

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