Le mot du président

Dans No 01 - Février 2006. par

Il y a plusieurs années déjà…  

Nous sommes entrés dans une nouvelle année. Que peut-on se souhaiter? Une année riche en projet et en réussite de toute sorte, c’est sûrement ce que beaucoup d’entre-nous désire. Il en tient qu’à nous et à nous seuls d’y contribuer; il ne faut surtout pas attendre que d’autres le fassent pour nous.   Je constate avec tristesse que des gens ont perdu le sens des responsabilités. Qu’entend-t-on trop souvent? « C’est la faute au gouvernement, c’est la faute aux industries, c’est la faute au système, c’est la faute à… ». C’est la faute des autres mais les autres n’est-ce pas aussi NOUS? Prendre ses responsabilités, qu’est-ce que ça veut dire? Je ne désire pas faire la morale à qui que ce soit, là n’est pas mon intention. Je désire surtout susciter une réflexion sur un mot trop souvent sous-estimé. RESPONSABILITÉ, ce mot à mon avis vient de deux mots anglais : « response » et « able ». ABLE qui signifie capable et RESPONSE qui signifie réponse, « capable de réponse ».

C’est le sens qu’en donne aussi les dictionnaires :  « Obligation de remplir un engagement, de répondre de quelque chose… » selon le Multi Dictionnaire de la langue française.   Quand je dis « … que des gens ont perdu le sens des responsabilités. », je veux dire que l’on a laissé à d’autres instances soit politiques, sociales ou autres, le choix de prendre des décisions à notre place. Cela se faisant, on perd le sens des responsabilités puisque ce sont les autres qui décident à notre place par conséquent on ne ressent plus le devoir d’en répondre. Ce phénomène s’est produit dans différents domaines de notre vie.

On peut penser au domaine de l’éducation où a laissé entre les mains d’enseignants, la responsabilité d’éduquer nos enfants (ce qu’ils ont bien fait d’ailleurs) et maintenant certains parents sont démunis face à cette nouveau défi. Le même phénomène s’est produit au niveau de l’éducation religieuse et dans le domaine de la santé. Il y a lieu de réagir en n’en prenant conscience dans un premier temps puis de prendre des mesures pour corriger cela dans un deuxième temps.   Nous devons nous réapproprier ce devoir et apprendre à le comprendre et le maîtriser car nous sommes dans une société où de plus en plus nous aurons à répondre de nos actes et nous ne pourrons pas indéfiniment en remettre la responsabilité sur les autres. Où commencer? Pourquoi pas s’impliquant dans les décisions qui nous touchent soit dans l’éducation, la santé, les affaires politiques municipales, provinciales par exemple, en s’impliquant aussi dans ce qui se passe chez-nous en soutenant les organismes qui nous entourent. C’est un devoir de citoyen. Je pourrais en parler encore longuement mais j’en garde pour la prochaine fois.

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