Réflexion : Grandeur

Dans No 03 - Avril-Mai 2005. par

Fini une grandeur réglementaire exigée pour certains corps de gardiens ou de policiers; imaginez être refusé pour un demi pouce manquant. Oui, sur ce point, on peut dire que le monde est moins compliqué. Fini pour qu’un surveillant soit organisé comme un lutteur, avec les gros bras, afin d’être utile dans les cas embarrassants.

On pourrait bien discuter là-dessus, chacun a raison selon le point de vue qu’il envisage. Çà nous permet quand même de nous poser des questions : quelle est notre vraie grandeur à chacun devant les éventuels évènements heureux ou malheureux? Tout le monde admettra qu’elle ne s’évalue pas selon la longueur des jambes. Elle se calcule plutôt selon la grosseur du cœur.

Un colosse de six pieds et plus aura,symboliquement une stature de nain si, de sa hauteur,il méprise les démunis ou les clochards;tandis qu’une tout petite maman est un puits de tendresse, d’amour, de dévouement, de don, de douceur. Quelle grandeur d’âme ! Quelle profondeur de sentiments! Une secrétaire consciencieuse et attentive à son travail se grandira à ses propres yeux et dans l’estime de son patron et de ses compagnons de travail. Mais oui, on ne peut ajouter une coudée à sa taille mais, à sa grandeur morale on peut ajouter tout ce qui est beau, bien et bon à chaque jour. Si le suivi d’un régime alimentaire rend notre corps plus agile, l’élan de charité reflète notre grandeur d’âme. Restons vigilants et pour l’un et pour l’autre.

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