Les maladies dégénératives et la perte de conscience

Dans No 03 - Avril-Mai 2005. par

Récemment, les média nous ont montré et expliqué à maintes et maintes reprises deux cas regrettables, soit celui de la dame de la Floride dont son mari voulait que l’on cesse tout traitement alors que ses parents souhaitaient la maintenir en vie; et le second cas étant celui du Pape Jean-Paul II qui aurait fait savoir qu’il refusait tout traitement destiné à prolonger sa vie.

Ces deux situations ont été très médiatisées pour des raisons fort différentes évidemment. Cependant, le fond du problème demeure le même et chacun d’entre nous a pu se poser la question : SI C’ÉTAIT MOI?

Notre droit civil (la loi) contient plusieurs dispositions permettant à chacun d’entre nous de planifier nos derniers moments.

Il est donc important, voire primordial, de ne laisser aucun doute quant à nos volontés lorsque vous en serez à vos derniers moments de votre vie sur cette terre.

Bien des embarras, des hésitations, des incertitudes et des doutes pourront être éliminés si vous prenez le soin de bien ÉCRIRE ce que vous désirez. Ainsi, ceux et celles qui verront à faire respecter vos volontés à cet égard seront mieux outillés et, par le fait même, ils auront moins de réticences à demander aux personnes du corps médical d’effectuer ce que vous aurez vous-même décidé.

Il est cependant important de bien comprendre qu’un tel document possède une valeur strictement morale et même s’il constitue une bonne indication de votre volonté, il ne crée aucune obligation pour le médecin ou l’hôpital.

Ce document peut cependant être remis à votre médecin traitant et il constituera une pièce importante à votre dossier médical.

Recourir à votre notaire ne rendra pas ce document incontestable, mais il rassurera le médecin sur son authenticité et lèvera toute ambiguïté dans l’esprit de vos proches quant à la manifestation de vos volontés et de vos intentions.

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