À mon frère ? mon ami !

Dans No 03 - Avril-Mai 2005. par

Jean-Paul est aujourd’hui au bout de son chemin sur la terre des vivants. En dépit d’une lutte acharnée contre la longue et pénible maladie qui le minait, la mort l’aura finalement remporté sur lui. Son parcours aura été à l’image de l’homme : tout empreint de générosité, d’honnêteté, de ténacité.

J’ai la conviction profonde qu’il accueille avec humilité mais avec combien d’amour votre présence, notre présence ici aujourd’hui. Jean-Paul nous réunit de la même manière et avec le même empressement qu’il mettait à nous recevoir dans sa maison, dans son garage ou dans son atelier chaque jour de sa vie active.

Dans son travail et dans ses relations avec les autres, Jean-Paul a incarné celui dont la compagnie est recherché tant pour sa capacité d’écoute et d’action que pour la pertinence, l’a propos de son conseil. Membres de sa famille et de son entourage, combien sommes-nous à avoir pu profiter de son grand cœur, de son dévouement et de sa grande sagesse?

Dans ses rôles de père de famille, de grand frère, d’homme d’affaires ou de simple citoyen, Jean-Paul nous a livré l’exemple d’un homme loyal et intègre doué d’un sens peu commun des responsabilités. Qu’il suffise de nous rappeler les différentes étapes de son cheminement qui lui ont réservé une multitude de bons moments certes mais aussi des périodes particulièrement pénibles. Si les épreuves ne l’ont jamais fait démissionner, ses succès en contrepartie, ne lui ont jamais fait oublier les obligations que lui imposait son quotidien.

Infatigable travailleur, son sens du devoir l’a souvent amené à continuer quand les autres s’arrêtaient et à se réveiller lorsque les autres s’endormaient.

Sensible au sort d’autrui, Jean-Paul a pris plus d’une fois sur lui les déboires de ses semblables souhaitant soulager leur peine et rendre le monde plus heureux autour de lui.

Jean-Paul avait un attachement profond pour tout ce qui l’entourait. Son environnement tant humain que physique était d’une importance capital pour lui. Il aimait intensément tout ce qui était beau, tout ce qui était ordonné. Il a été comblé puisqu’il a vécu dans un milieu naturel envié et dans le respect de toutes les personnes qui ont eu l’insigne privilège d’être en relation avec lui.

Jean-Paul aimait foncièrement son village; il n’était pas peu fier de sa Gaspésie qu’il aurait pu, comme bien d’autres, quitter un jour pour chercher fortune ailleurs. Mais non, il a plutôt choisi de s’y ancrer solidement faisant sienne une réflexion d’un écrivain sud américain, Gabriel Marquez :‘’Je veux maintenant donner une valeur aux choses non pas pour ce qu’elles valent mais pour ce qu’elles sont et pour ce qu’elles signifient ».

Jean-Paul n’est plus là! Un peu comme chacun de nous il n’était pas parfait mais, pour aujourd’hui et pour toujours, nous voulons garder de lui le portrait d’un homme au cœur d’or. De Grande-Vallée et de toute la péninsule on se souviendra du grand Jean-Paul Coulombe comme d’un champion!

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