Phares de la cote

Dans Année 2005No 01 - Février 2005. par
Structures uniques au dessin classique, Comme vous êtes imposants et magnifiques Vêtus de vos habits faits de blanc et de rouge Avec sur la tête ce chapeau de verre qui bouge. De vos yeux en lucarnes et créneaux, Majestueux, vous regardez couler les flots. Dans vos ventres de béton et d’acier moulus Que de légendes entassées, oubliées ou perdues. Personnages grandioses d’une époque révolue Combien de fascinants récits avez-vous entendus? Tout en miroitant du haut de vos tours, À combien avez-vous porté secours? Vous êtes toujours là, de nuit et de jour. Pour les navires, vous êtes des bornes tour à tour. Jalons du fleuve comme les maillons d’une chaîne Vous surveillez la mer et tout ce qui s’y promènent. Incroyables géants au doigt perçant et lumineux Campés sur la côte aux endroits les plus périlleux, De loin, on vous voit scintiller et clignoter On entend même vos voix à très longue portée.
Dressés droits et fiers, scrutant l’horizon Par le balayage de votre puissant rayon, Vous cherchez des navires à conduire à bon port Et des marins en danger à sauver de la mort. Nombreux les loups de mer qui se sont fiés à vous Dans ces moments critiques où tout est alarmant, Comme à d’infatigables soldats au garde-à-vous Pour se diriger par gros temps et grands vents, Pour que mer en furie n’entraîne mort certaine, Pour que pêcheurs du large reviennent, Pour éviter qu’enfants, orphelins ne deviennent, Pour que familles ne connaissent cette peine.
Forts et fantastiques gardiens qui faites le guet Parfois si loin, parfois invisibles, parfois si près, Parfois enveloppés et dissimulés dans la brume Éclaboussés de vagues gigantesques et d’écume Hurlant vos noms de code de vos puissantes sirènes Espérant toujours que vous entendent les capitaines. Vous êtes là, défiant l’océan de la hauteur de vos monuments De cette constante rotation de vos mouvements incessants. Vous avez toujours été les guides, fanal à la main, Afin que matelots et bateaux ne connaissent triste fin.
Vous avez été les témoins à travers le temps et les âges De moments de panique de peur et de gestes de courage. L’histoire et le progrès se sont déroulés à vos pieds, On ne compte plus tout ce que vous avez vu passer. Incroyables sentinelles, inlassables vigies, vénérables protecteurs, Comme il est bon de vous savoir là, à veiller, à toutes heures.
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Pierre Giroux
Janvier 2003P.S. Une visite s’impose
http://www.routedesphares.qc.ca/fr/
routedesphares.html
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