Nouvelles Brèves

Dans No 06 - Août 2005. par

GASPÉ SE PRONONCE SUR L’ORDINATION DES FEMMES

L’évêque du Diocèse de Gaspé, Jean Gagnon, estime que l’ordination de femmes sera justifiée lorsqu’il y aura consensus au sein de l’ensemble des communautés de l’Église catholique.

Il rappelle que les reconnaissances octroyées aux femmes dans des pays occidentaux comme le Canada ne font pas encore partie des moeurs dans d’autres sociétés, qui sont aussi représentées par le Vatican.

Monseigneur Jean Gagnon croit que l’Église plus autoritaire est dépassée. En Gaspésie, il prône une approche axée sur le communautaire, moins rigide. Mais même si l’Église doit visiblement se renouveler, il faut éviter selon lui de sauter des étapes. Nommer des femmes prêtres serait encore prématuré.

Monseigneur Jean Gagnon, Diocèse de Gaspé «Aller trop vite, on créé autant de malaises que l’on fait avancer les choses. Alors toute là est la question, la prudence ça ne veut pas dire rien faire, mais ça veut dire de prendre la bonne décision au bon moment.»

Du côté de la population, on semble unanime. La femme doit avoir une place au sein d’une Église nouveau genre.

Lise-Hélène Minville, résidante de Gaspé:« Moi je ne vois rien de mal là-dedans, parce que je pense que la femme a sa place dans le monde. Je ne vois pas de différence entre une femme prêtre et une femme médecin.»

Yvette Terrez, touriste de Lyon, France : «Disons que ça redonnerait peut-être les valeurs de la famille. Parce que le côté famille, le père, la mère, les enfants regroupés ensemble, ça se perd.»

Joseph Terrez, touriste de Lyon, France : «Je ne suis pas contre mais je ne pense pas que ça amène beaucoup plus de monde dans les églises, à croire au bon Dieu, à pratiquer et tout ça.»

Monseigneur Gagnon rappelle que l’Église a ce devoir d’ afficher une doctrine unifiée qui sera à l’image de l’ensemble des communautés… qu’elles soient d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie. Mais tout de même, la présence de nombreuses femmes au sein des conseils de fabriques serait un premier pas de franchi, selon lui.

Monseigneur Jean Gagnon, Diocèse de Gaspé : « Tout ça fait que ça ne peut pas bouger vite. Ce qu’on peut faire bouger nous, chez-nous, c’est toute la prise en charge par la base. Et je pense que là on fait de grands pas actuellement et plus on va mettre ça en place, plus on va trouver ça naturel de partager des tâches. Je crois que c’est là que s’ouvriront les ministères, autant aux hommes mariés qu’aux femmes mariées.»

Source: CHAU-TVA, le 03-08-2005

LE SABLE DES PLAGES PLUS POLLUÉ QUE L’EAU.

Un rapport publié vendredi par l’organisation environnementale américaine Clean Beaches Council indique que le sable des plages contient beaucoup plus de bactéries dangereuses que l’eau de ces mêmes plages.

Basé sur plusieurs études menées depuis quatre ans sur les plages du lac St. Clair, du lac Michigan et de Miami, ce rapport confirme à l’échelle américaine les résultats d’une analyse effectuée par des chercheurs québécois en 1997.

L’étude québécoise a été menée sur les plages de la Baie de Beauport, près de Québec. Elle révélait la présence dans le sable de 52 fois plus de coliformes fécaux et de 278 fois plus de bactéries entérocoques que dans l’eau.

Selon les scientifiques, ce phénomène s’explique entre autres par les excréments des oiseaux, à qui les humains laissent de la nourriture sur les plages.

Selon les analyses américaines, les bactéries peuvent présenter un risque pour les individus ayant une santé fragile et pour les enfants qui passent beaucoup de temps dans le sable mouillé.

Source: CHAU-TVA, le 03-08-2005

Sursis possible pour camp de cadets de Saint-Octave-de-l’Avenir

Le camp de cadets de Saint-Octave-de-l’Avenir est peut-être sauvé, pour une autre année.

Steven Jurgutis, du cabinet du ministre de la Défense nationale, affirme que Bill Graham souhaite la poursuite des activités à Saint-Octave. Il refuse toutefois de confirmer qu’une décision a été prise par Ottawa: « Il n’y a pas vraiment de décision concernant le futur, mais il y a de belles discussions entre les deux camps. »

De son côté, le président de Relais Chic-Chocs, Jules Landry, jure avoir reçu une confirmation de la part du bureau du ministre selon laquelle le camp survivrait l’an prochain, à condition que le Conseil du Trésor approuve la décision.

M. Landry profiterait de ce nouveau délai pour convaincre la Défense nationale de rester à Saint-Octave pour longtemps: « Il nous a prolongés d’une année, on va prendre tout le temps qu’il faut durant cette année pour mettre l’armée de notre côté, pour essayer de les conserver ici. »

Malgré le fait que rien n’est acquis, les 70 employés qui travaillent au camp sont soulagés. Chose certaine: les Forces canadiennes ne procéderont pas au démantèlement du camp à court terme.

La présence de plus de 600 cadets et officiers au camp procure à la Haute-Gaspésie des retombées économiques évaluées à près de 3 millions de dollars par année.

Source : SRC : 15/08/05

2E APPEL D’OFFRES DE 1000 MÉGAWATTS…

Le président du Conseil régional du Parti québécois pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Benoît Cayouette, demande aux Gaspésiens et aux élus de la région de se réveiller.

Benoît Cayouette se dit méfiant et très prudent face à la récente annonce du gouvernement de Jean Charest concernant le deuxième appel d’offres éolien.

Selon le président du Conseil régional, la Gaspésie a besoin de garanties pour toucher une part des mégawatts annoncés, puisque l’expertise a été développée dans la région.

Benoît Cayouette voit déjà des signes qui indiquent que le gouvernement actuel ne pense pas au contenu gaspésien, tel qu’exigé dans le premier appel d’offres.

Le péquiste avance qu’avec les libéraux, la Gaspésie passe de région désignée à région résignée. Il demande même aux Gaspésiens de réagir et de se faire entendre.

Précisons que la ministre libérale responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet, demande qu’aucune condition de production régionale ne doive être contenue dans le deuxième appel d’offres.

AGRICULTURE EN GASPÉSIE : BONNE SAISON MALGRÉ TOUT

La région connaît une bonne saison agricole malgré les conditions météorologiques du printemps. Le bilan de mi-saison publié par la Financière agricole révèle qu’avec l’arrivée de l’été, le retour du soleil et de la chaleur a provoqué une croissance rapide des plantes.

D’ailleurs, les récoltes de l’année 2005 augurent bien dans l’ensemble malgré les difficultés du printemps.

On se rappelle que le maintien du temps frais et les conditions humides du mois de mai avaient ralenti les travaux de plantation et de semis. La Financière agricole s’attend à des rendements de moyens à légèrement inférieurs aux moyennes et de qualité normale pour la plupart des cultures.

La croissance des fourrages a été bonne ce printemps. Les producteurs ont profité de conditions d’engrangement appréciables. La récolte s’est bien déroulée. Près d’un mois après le début de la fenaison, les travaux étaient déjà terminés.

La Financière agricole prévoit de la variabilité dans les rendements et dans la qualité en raison des conditions peu propices à l’établissement de nouvelles prairies l’an dernier, du gel des légumineuses cet hiver et du mûrissement accéléré du foin en juin.

Pour leur part, moins nombreuses, les fraises sont cette année de bonne qualité. La culture des pommes de terre devrait, de son côté, connaître une bonne année en terme de quantité et de qualité.

Source : CIEU-FM

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

*