Le Festival en Chanson de Petite-Vallée, Tout ça parce que je t’aime !

Dans No 05 - Juillet 2005. par

Un soleil éclatant, des sourires contagieux, des spectacles renversants, bref une semaine incroyable qui restera gravée dans le cœur de bien des gens. Pour vous à la maison, voici donc un résumé d’une semaine empreinte d’émotions.

Le lundi 27 juin. La Petite École de la chanson rendait hommage au parrain de la 23e édition du Festival en chanson de Petite-Vallée, Jim Corcoran.

Devant plus de 600 personnes rassemblées à l’église de Cloridorme, 170 enfants et jeunes des écoles Gabriel-Le-Courtois et de l’Anse de Sainte-Anne-des-Monts, Saint-Maxime de Mont-Louis, Des Prospecteurs de Murdochville, Du P’tit Bonheur et Esdras-Minville de Grande-Vallée, Notre-Dame de Cloridorme, Saint-Paul de Saint-Maurice-de-l’Échouerie, Aux Quatre-Vents de Rivière-au-Renard, Saint-Rosaire de Gaspé, Saint-Norbert de Cap-Chat, Bois et Marées de Tourelle, Notre-Dame-des-Neiges de Marsoui et Saint-Antoine de Gros-Morne ont présenté leur spectacle La Petite École de la chanson chante Jim Corcoran.

Les chanteurs de La Petite École de la chanson, sous la direction du chef de chœur Danielle Vaillancourt et accompagnés de quatre musiciens sous la direction de Dan Gaudreau, ont interprété 12 chansons du répertoire de Jim Corcoran. Parmi celles-ci, Prête-moi ton regard et Chair de poule ont visiblement soulevé l’enthousiasme de la foule et semblé toucher particulièrement le cœur de M. Corcoran. Celui-ci a salué le travail extraordinaire des enfants et de tous les collaborateurs qui ont permis la réalisation de cet événement. « J’ai jamais été aussi inspiré dans une église! », a déclaré, avec son aplomb habituel, le parrain de la 23e édition.

Le spectacle, animé par trois adolescents de la région : Jean-Sébastien Denis ainsi que Mathilde Côté et Annie-Dominique Chicoine, alias Grugeot et Délicat, pour l’occasion, s’est terminé sur la chanson C’est pour ça que je t’aime interprétée par Jim et les jeunes chanteurs, profondément heureux, tout comme le public, de partager ce moment mémorable.

Le mercredi 29 juin 2005. Les organisateurs du Festival en chanson ont annoncé au Théâtre de la Vieille Forge, le nom des six participants qui ont été retenus comme finalistes dans les catégories Interprète (INT) et Auteur-compositeur-interprète (ACI). Après délibération, le jury, composé de Sophie Carrier, Louis Champagne, Pierre Côté, Sylvie Genest et Yann Perreau, a choisi, dans la catégorie ACI, Philémon Bergeron-Langlois, Jean-Pierre Lezada-Côté et Nathalie Maillard. Marie-Josée Cyr, Gaële et Marie-Marine furent par ailleurs, retenus comme finalistes dans la catégorie INT.

On ne pourrait passer sous silence, à l’animation de ces deux soirées, le magnifique travail de Monique Giroux de Radio-Canada. Avec l’humour et la finesse qu’on lui connaît, et visiblement ravie d’être ici à Petite-Vallée, Madame Giroux a su, comme à son habitude, créer l’atmosphère détendue et conviviale qui sied parfaitement à un tel événement.

Le vendredi 1er juillet avait lieu, au Centre socioculturel de Grande-Vallée, le très attendu hommage à Jim Corcoran. Placée sous la direction musicale de Jean-Sébastien Fournier et animée avec humour et brio par Monique Giroux et Johane Despins, la soirée a offert son lot de surprises et d’émotions à un public attentif et ravi. Les artistes formateurs – Pierre Flynn, Edgar Bori, Louise Forestier, Marie-Claire Séguin et Marie Denise Pelletier – y étaient, bien sûr, tout comme Alexandre Belliard, Yann Perreau, René Flageole, Antoine Gratton, Dominique Bouffard et Benoit Paradis, ces deux derniers étant lauréats de l’édition 2004, ainsi que de nombreux artistes de la région et de la scène québécoise. Tous ont uni leurs voix et ouvert leur cœur pour offrir à Jim un bouquet de ses propres chansons, cueillies dans le champ de son vaste répertoire comme autant de fleurs belles et uniques que l’on offre à la personne aimée.

À la fin de la soirée, Jim Corcoran, visiblement ému et, selon ses mots, « étourdi », a confié au public : « Pensez-vous vraiment que j’suis capable de chanter une chanson après tout ça? Vous m’avez serré très fort et ne m’avez pas laissé seul ce soir. » Malgré l’émotion, il a été capable d’entonner Ton amour est trop lourd, bientôt rejoint sur scène par l’ensemble des invités, pour une finale digne du spectacle auquel il venait d’assister.

Les 1er et 2 juillet, se tenaient, au Centre socioculturel de Grande-Vallée, les soirées Finale Interprète Desjardins et Finale Auteur-compositeur-interprète Telus. Le jury, par la voix de sa porte-parole Sophie Carrier, a décerné à Gaële le titre de lauréate interprète 2005 et à Philémon Bergeron-Langlois celui de lauréat ACI 2005.

Le vendredi 1er juillet, la québécoise d’origine française Gaële a conquis le public et convaincu le jury avec des interprétations intenses et renversantes. Elle s’est notamment réapproprié de belle façon Dis tout sans rien dire de Daniel Bélanger et Des armes de Léo Ferré, avant de reprendre avec fougue Belleville rendez-vous de Benoît Charest. Outre la bourse Desjardins, d’une valeur de 1000 $­­, la qualité de ses interprétations lui a également valu le Prix du public, assorti d’une bourse de 300 $­­, le Prix Étoile Galaxie (catégorie interprète) assorti d’une bourse de 1000 $­­, ainsi que le Prix du Grand 8, soit une participation à deux ateliers de création au Québec et en France dans les prochains mois. Gaële a également été invitée à participer à l’émission Belle et Bum, à Télé-Québec, et à l’édition 2006 du Festival. Visiblement heureuse, mais la voix brisée par l’émotion, elle a déclaré au public : « Pour la première fois depuis cinq ans, je me sens dans mon pays ».

Au cours de la soirée, les spectateurs ont aussi assisté à de grands moments en compagnie des deux autres finalistes, Marie-Josée Cyr et Marie-Marine. La première a cassé la baraque avec une interprétation plutôt sexy de Hootchie Kootchie de Zachary Richard et frôlé la grâce dans La confession de Lhasa de Sela. Quant à Marie-Marine, sa relecture toute personnelle de Spleen et Montréal de Loco Locass lui a valu la Bourse Pauline-Julien/SODEC Québec, accompagnée d’une bourse de 1000 $­­. Elle a également chanté, avec tendresse, la très belle chanson Quelle heure est-il? de Raymond Lévesque.

Du côté des paroliers, le comédien Louis Champagne a eu le privilège de lire trois textes des participants, soit Un mot de Maude de Michel Dufresne, Vice-président de Sophia Borovchyck et Un monstre sous mon lit de Daniel Beaumont. Le jury, tout comme le public, a craqué pour ce dernier et s’est laissé envoûter par sa vision percutante et résolument moderne des peurs qui habitent chacun de nous. Daniel a donc remporté le Grand prix parolier, le Prix du public ainsi que le Prix Étoile Galaxie (catégorie parolier) pour le potentiel radiophonique de ses textes. Il a également été invité à revenir au Festival l’an prochain.

Enfin, soulignons que chacune des demi-finalistes interprètes a reçu une bourse Artisti d’une valeur de 300 $­­ et que toutes les finalistes de cette catégorie se sont vu décerner une bourse de 400 $­­ par des commanditaires locaux.

La soirée du samedi 2 juillet, également animée avec chaleur par Johane Despins, nous réservait son lot de surprises et d’émerveillement grâce aux prestations lumineuses des trois finalistes dans la catégorie Auteur-compositeur-interprète (ACI). Le premier à monter sur scène fut Philémon Bergeron-Langlois, qui a secoué le public avec son rock corrosif et la fougue de sa jeunesse en interprétant notamment Ma lune et Mais pourquoi pas mourir ensemble. Grand gagnant, Philémon a reçu la Bourse Hydro Québec d’une valeur de 1000 $­­, ainsi que des invitations à participer au Grand 8, à la ChantEauFête, dans Charlevoix, à l’émission Belle et Bum, et au Festival l’an prochain. La deuxième participante à fouler les planches fut Nathalie Maillard, qui a su bercer l’auditoire avec, entre autres, Vivre et Châteaux de sable. Cette dernière chanson lui a d’ailleurs valu, grâce à son potentiel radiophonique, le Prix Étoile Galaxie.

Enfin, Jean-Pierre Lezada-Côté s’accompagnant à la guitare a subjugué l’assistance, notamment avec les planantes Hallucination verticale et Mundo irréel. La première lui a valu de remporter le Prix Télé-Québec qui consiste en la production d’un vidéoclip. Jean-Pierre a également reçu le Prix du public.

Après l’entracte avait lieu le vote du public pour la catégorie compositeur. Les chansons originales présentées comprenaient La nuque d’Annick (musique de Martin Ferron, texte de Michel Dufresne) interprétée par le duo Catessim, Cette voix-là (musique de Jean-Marie Benoît, texte de Sophia Borovchyk) interprétée par Maranda Colin, La poursuite (musique de Philippe Vallier, texte de Daniel Beaumont) interprétée par Ian Murchison, et la pièce hors concours Pendant ce temps chez Norm (musique de Raymond Allard, texte de Stéphane Blanchet) interprétée par Kevin Thompson.

Le public a choisi de décerner le Prix Compositeur GDS à Jean-Marie Benoît, qui a aussi remporté le Prix Étoile Galaxie, le Grand prix compositeur, assorti de la Bourse Telus, ainsi qu’une bourse de 300 $­­ de la Municipalité de Petite-Vallée et l’invitation à participer au Festival l’an prochain. Le Prix de la chanson primée SOCAN est allé pour sa part à Ian Murchison pour sa chanson 24 Sherbrooke.

Chacun des demi-finalistes ACI s’est vu remettre une bourse de 300 $­­, tout comme chacun des demi-finalistes de la catégorie Compositeur.

Les organisateurs du Festival tiennent à exprimer toute leur gratitude et toute leur admiration à l’endroit de Jim Corcoran, parrain de la 23e édition du Festival, aux participants ainsi qu’aux nombreux bénévoles sans qui l’événement ne serait pas si magique.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée conjuguera de nouveau mer et musique l’an prochain, du 25 juin au 3 juillet 2006, à l’occasion de la 24e édition!

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