Sous financement des Carrefours jeunese-emploi : Les jeunes en paient le prix

Dans No 01 - Février 2005. par

Les Carrefours jeunesse-emploi de la Gaspésie ont tenu une conférence de presse à Gaspé aujourd’hui afin d’exprimer leurs besoins financiers pour la réalisation de leur mission au cours des prochaines années. En effet, depuis maintenant cinq ans, le financement des budgets de base des carrefours n’a pas été indexé. Cette situation a des répercussions importantes sur les services offerts aux jeunes adultes de nos communautés. Par exemple la perte de proximité de services, la diminution des services offerts, les partenariats délaissés, la difficulté de maintenir de l’expertise et la diminution de la qualité des outils et de l’information disponible.

Ainsi, nous devons couper des postes, diminuer les heures d’ouverture, fermer des points de services.

Au Québec, ce sont 107 Carrefours jeunesse-emploi répartis sur l’ensemble du territoire qui offrent chaque année des services d’accompagnement, d’information, de référence, d’aide à la recherche d’emploi, de raccrochage scolaire à près de 55 000 jeunes âgés entre 16 et 35 ans. «Le gouvernement du Québec a à maintes reprises souligné le travail extraordinaire des Carrefours jeunesse-emploi auprès des jeunes et doit maintenant passer de la parole aux actes en procédant à un réinvestissement de 6M$­­­ dans le budget actuellement consacré aux carrefours.» indique Madame Hélène Francoeur, présidente du conseil d’administration du CJE de La Côte-de-Gaspé lors de la conférence régionale.

À titre indicatif, Au cours des cinq dernières années, Les CJE de la Gaspésie et des Îles ont été confrontés à cinq (5) coupures de postes, au départ de 29 employés pour des emplois mieux rémunérés, à la fermeture de cinq (5) points de services, à un réaménagement des horaires de travail des employés en passant de 35 heures à 32 heures/semaine dans certains CJE, et une trentaine de partenariats dans des projets jeunesse n’ont pu être poursuivis par l’ensemble des CJE de la région et ce même si certains projets connaissaient beaucoup de succès. «En 2002, les Carrefours jeunesse-emploi avaient permis à 27 717 jeunes de réussir leur insertion professionnelle. Parmi eux, près de 16 000 auraient été admissibles à la Sécurité du revenu et auraient pu y avoir recours.

Or, la prestation annuelle de ces jeunes représenterait un investissement de 104 $­­­M. Le gouvernement investit présentement près de 35$­­­M dans le financement de base des Carrefours jeunesse emploi. Notre demande de hausse de financement ne dépasse pas 6$­­­M. Nous pouvons donc estimer un retour sur l’investissement annuel de 60$­­­M pour le gouvernement du Québec. » cite Madame Francoeur.

Rappelons que les Carrefours jeunesse-emploi du Québec ce sont aussi 1 000 administrateurs bénévoles et 1 500 intervenants, mais surtout 500 000 jeunes adultes accompagnés au cours des dix dernières années. Parce que des jeunes ont grand besoin d’une approche spécifique à eux qui mise sur un accompagnement soutenu et efficace, parce que les Carrefours jeunesse emploi ont su « mieux faire autrement » et parce que les jeunes sont pénalisés à chaque impact du gel de notre financement, le gouvernement du Québec doit répondre à notre demande afin de nous permettre de pousser plus loin la portée de notre intervention auprès des jeunes Québécoises et Québécois qui en ont vraiment besoin.

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